La Ville de Beauharnois veut protéger le Bois Robert «pour toujours»

Michel Thibault michel.thibault@tc.tc
Publié le 11 décembre 2015

La Ville de Beauharnois franchit un nouveau pas en vue de conserver le Bois Robert sur son territoire pour les générations futures.

Le conseil dirigé par le maire Claude Haineault a accordé à Nature-Action Québec un contrat de 10 000 $ pour accompagner la Ville dans la protection du boisé. Situé à Beloeil, l’organisme à but non-lucratif se spécialise dans la conservation des sites naturels, notamment privés.

«Le mandat de Nature-Action est de négocier une forme de partenariat avec les entreprises Axiall et Chloretec propriétaires d’une partie du site. Il pourra s’agir d’un don écologique, d’un échange ou d’un protocole d’entente pour l’utilisation de leurs terrains», a expliqué Éric Brunet, directeur du service des loisirs, de la culture et de la vie communautaire de Beauharnois.

La partie concernée du Bois Robert appartenait antérieurement à la compagnie PPG, qui s’était engagée dans sa protection dès 1996. Au fil des ans, avec la municipalité et divers organismes partenaires, le lieu a été enrichi de centaines d’arbres, de sentiers, de haltes et de belvédères.

Le Bois Robert

Les entreprises Axiall et Chloretec, la Ville de Beauharnois et l’homme d’affaires Michael Milton se partagent la propriété du Bois Robert d’une superficie de 40 hectares, l’équivalent d’environ 75 terrains de football. L’endroit abrite «plus de 27 essences d’arbres et d’arbustes comme l’érable, le chêne, le hêtre et le caryer ovale (rare), ainsi que plus de 350 plantes», indique la Ville sur son site internet. La faune y est également variée. L’endroit bordé par la rivière Saint-Louis offre plus de 10 km de sentiers praticables à pied ou en ski de fond selon la saison.

Chutes de la rivière Saint-Louis

Bien que les promeneurs puissent en avoir l’impression, le secteur avec vue sur les chutes de la rivière Saint-Louis ne fait pas partie de l’espace public du Bois Robert. La zone appartient au propriétaire de l’ancienne usine Spexel à proximité, Michael Milton. Il rappelle qu’il s’agit d’un espace privé. L’homme d’affaires est soucieux de la sécurité de cette zone à l’accès escarpé et aux eaux tourbillonnantes. Il lui arrive, déplore-t-il, de surprendre des jeunes à boire et jouer dans les chutes. «Je veux faire profiter la population de cette vue magnifique. J’ai un projet de spa avec resto, un truc santé. Je travaille pour créer un centre récréotouristique mais ça prend l’endossement de la Ville», a-t-il exposé au journal. En attendant, la Ville prévoit une «limitation physique» et des affiches pour interdire l’accès à ce secteur privé. Un responsable du boisé récemment engagé, Paul Dagneault, a commencé à mettre à jour la signalisation, a fait part Éric Brunet.