La «grande réduction» des poubelles passe bien selon Beauharnois

Michel Thibault michel.thibault@tc.tc
Publié le 17 décembre 2015

Chaque unité d'habitation a droit à un bac roulant pour disposer de ses ordures depuis le mois d'octobre à Beauharnois.

©TC Media - Michel Thibault

Les citoyens de Beauharnois s’adaptent bien, selon la Ville, au nouveau bac à ordures et au passage moins fréquent du camion de vidanges implantés cet automne pour envoyer moins de déchets au dépotoir et économiser.

«Nous sommes satisfaits de l’implantation de la nouvelle réglementation. Bien que nous recevions quelques plaintes sur le sujet, elles sont isolées. La grande majorité de la population a démontré beaucoup d’ouverture d’esprit et très peu de réticence», indique Paméla Nantel, porte-parole de la Ville de Beauharnois. D’autres municipalités ont déjà fait le pas, rappelle-t-elle, et «la majorité des gens comprennent que ces changements sont inévitables pour atteindre les objectifs gouvernementaux et assurer un avenir meilleur aux présentes générations et celles qui suivront», informe-t-elle.

Jours de ménage ou de fête

Mère de quatre enfants, Annie Fournier fait partie des citoyens heureux du virage mais avec un bémol. «Je suis horticultrice. Je crois à l’écologie, fait-elle part. On fait des guenilles avec les vêtements troués, on récupère les bons vêtements, on les repasse aux plus jeunes ou on les envoie au partage, je fais de la soupe avec les queues de brocolis, je fais du compost et je recycle. Mais voilà, il y a de ces semaines où malgré tous ces efforts il manque de place dans ma fameuse poubelle.»

Le dépassement est occasionnel, précise Mme Fournier. «Le problème, c’est quand on a un surplus de déchets, par exemple, si on fait un grand ménage ou après une fête. On reste pris avec nos sacs de poubelle», expose la mère de famille. Elle désirait un deuxième bac mais a essuyé un refus de la municipalité. La règlementation n’en prévoit qu’un seul par adresse.

«Nous avons déterminé le nombre de bacs permis par unité d’habitation d’après ce qui se faisait déjà ailleurs, justifie Paméla Nantel. On ne se cachera pas par contre que nous devons faire des efforts pour y arriver, et ce, notamment en recyclant et en consignant tout ce qui peut l’être, en évitant tout type d’emballage superflu, en privilégiant des articles réutilisables au lieu de jetables, en compostant, en fréquentant les écocentres, etc.»

Un pot Masson de déchets par mois

Pour montrer qu’il est possible de diminuer radicalement le volume d’ordures placées au chemin, Paméla Nantel cite en exemple une famille de quatre de Salaberry-de-Valleyfield qui arrive à réduire ses vidanges à un pot Masson par mois.

Pour aider ses citoyens à y arriver, la Ville leur proposera des livres sur le sujet à la bibliothèque municipale.

Ce qui a changé

À Beauharnois, fini les sacs de vidanges empilés au bord de la rue et les amoncellements de rebuts, le jour de la collecte. Dans le cadre d’une politique baptisée «La grande réduction», la municipalité a opté pour la mécanisation de l’enlèvement des ordures à l’aide d’un bac unique et réduit la fréquence à une fois par deux semaines durant l’hiver. Les nouvelles mesures entrées en vigueur cet automne visent à diminuer le tonnage de rebuts envoyés à l’enfouissement et économiser pour absorber le coût du futur service de biométhanisation des déchets organiques.

Collectes spéciales

- Surplus de carton : 4 au 8 janvier

- Articles volumineux qui ne sont pas acceptés à l’Écocentre (divan, tapis, matelas, etc.) : 6 janvier