Un vieux four québécois des années 1920 expédié en Suisse

Valérie Gagnon valerie.gagnon@tc.tc
Publié le 31 octobre 2016

Le four antique de marque P.T. Légaré datant de 1918.

©Gracieuseté

Un poêle d’antan a attiré l’attention d’un Suisse de passage au commerce d’antiquités La Chaise rouge situé à Beauharnois. Le touriste a acheté l’imposant four et l’a fait livrer outremer.

Érick Ouellet, copropriétaire du magasin avec sa conjointe Josée Grégoire, a pu vendre cette pièce 6 800$. «L’homme visitait son ami à Salaberry-de-Valleyfield et il est venu dans notre magasin. Il est tombé amoureux avec le four », illustre-t-il. Le preneur va meubler son chalet avec sa nouvelle acquisition. Le morceau d’environ 450 kilogrammes est livré par la compagnie d’avion Swiss International Air Lines, à Genève, en Suisse. Le four de marque québécoise P.T. Légaré date de 1918.

Convoité depuis des années

L’antiquaire de Beauharnois a réussi à dénicher cette pièce de collection d’un passionné de l’antiquité de Sainte-Martine. Ce dernier a un entrepôt de vieux objets à Danville, à Asbestos. «Il vient souvent voir ce qu’on a», soutient M. Ouellet. Pendant près de 7 ans, il a marchandé le Martinois pour enfin mettre le grappin sur le vieux poêle.

«Après l'avoir utilisé environ 15 ans, il l'avait entreposé dans une grange depuis 10 ans», indique-t-il. Jusqu’à maintenant, c’est l’item qu’Erick Ouellet a vendu le plus cher depuis qu’il baigne dans ce domaine.

La Chaise rouge dans le monde

Ce commerce d’antiquité originaire de Sainte-Martine a déjà vendu un crucifix au Vatican, des raquettes à Dubaï, une table de casino en Californie et un chapelet à George Michael. Maintenant établi à Beauharnois, le local regorge de trouvailles. Le Soleil de Châteauguay  a posé quelques questions à Erick Ouellet.

À quel endroit trouvez-vous vos plus belles pièces?

«Un peu partout au Québec, mais aussi sur la côte est des États-Unis. En septembre nous avons parcouru plus de 4000 kilomètres dans huit États américains pour aller rencontrer des contacts et créer de nouveaux liens d'affaires pour ainsi rapporter plein de belles trouvailles.»

Quel a été l'élément déclencheur de votre passion pour les vieux objets?

«Nous avons toujours été passionnés d’antiquités. Au début, on restaurait des meubles dans notre sous-sol et on les vendait à notre entourage. En 2007, nous avons décidé d’ouvrir une toute petite boutique à Sainte-Martine, en travaillant fort et en ne baissant jamais les bras, même avec la récession de 2008, on est maintenant rendu la plus grosse place d’antiquités de la région.»