Travaux de pompage en attendant le démantèlement de l’épave

Kathryn Spirit

Patricia Blackburn patricia.blackburn@tc.tc
Publié le 5 octobre 2016

Des employés d’une firme spécialisée s’affairent à retirer les hydrocarbures qui restent dans le Kathryn Spirit

©(TC Media-Patricia Blackburn)

La Garde côtière canadienne supervise des travaux de pompage d’eaux souillées en cours dans l’épave du Kathryn Spirit, qui gîte sur les berges du lac Saint-Louis à Beauharnois. Le projet de démantèlement proposé par le groupe de travail formé par Ottawa n’a quant à lui toujours pas évolué.

La présence d’employés de la firme Veolia sur l’épave depuis une semaine laissait soupçonner un début des travaux de démantèlement. «Mais ce n’est absolument pas ça, répond le porte-parole de la Garde côtière canadienne, Michel Plamondon. C’est la position penchée du bateau qui a fait en sorte que tout ce qui se trouvait à bord en matière d’eaux souillées et d’hydrocarbures s’est ramassé dans des compartiments.»

Après inspection, la Garde côtière a donc mandaté la firme Veolia pour effectuer des travaux de pompage. Ceux-ci devraient être complétés d’ici deux semaines.

«Les matières qui sont évacuées sont un mélange d’eau, de rouille et d’hydrocarbures, précise le porte-parole. Nous avions déjà procédé à des travaux de pompage en 2013, mais on ne peut pas récupérer à 100%.»

Les eaux seront traitées dans un endroit certifié, assure-t-il.

Pas de démantèlement

Quant au projet de démantèlement, «il s’agit toujours d’un projet», souligne M. Plamondon, qui ajoute qu’il n’y a pas de nouveau depuis un certain temps dans le dossier.

En réaction à cette lenteur, la députée fédérale Anne Minh Quach a envoyé, à la mi-septembre, une lettre au ministre de Pêches et Océans Canada dans laquelle elle lui demande de tenir ses promesses. «On a besoin d'un plan d'action et j'espère que le ministre va tenir sa parole pour que la construction du muret autour de l'épave commence cet automne», a-t-elle écrit sur son compte Facebook.

La position de Québec

Le maire de Beauharnois Claude Haineault redoutait que l’approbation du gouvernement du Québec nécessaire dans le dossier occasionne des délais. Une rencontre, la semaine dernière, entre le conseiller municipal Gaëtan Dagenais et le ministre de l’Environnement David Heurtel l’a rassuré, a-t-il laissé entendre. «Le ministre lui a dit qu’il ne mettrait pas de bâtons dans les roues, qu’il n’empêcherait pas le fédéral de procéder, qu’il ferait en sorte que les travaux se fassent de préférence à l’automne», a fait part le premier magistrat à l’assemblée publique du conseil de Beauharnois du 4 octobre.

(Avec Michel Thibault)