Hydro-Québec réfute des reproches de Beauharnois sur l’agrile du frêne

Michel Thibault michel.thibault@tc.tc
Publié le 4 avril 2016

Hydro-Québec se dit «très sensible» à l’enjeu de l’agrile du frêne.

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Le conseil municipal de Beauharnois a demandé à la CMM de faire pression sur Hydro-Québec pour qu’elle se soumette à la règlementation municipale concernant l’agrile du frêne lorsqu’elle procède à l’élagage d’arbres. La société d’État se dit un leader et un partenaire des villes dans la lutte contre le parasite.

Agrile du frêne
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«Le problème qu’on vit, c’est que Hydro-Québec s’exempte des règlementations municipales (sur l’agrile) et ils font ce qu’ils veulent avec l’émondage», a affirmé le maire Claude Haineault à l’assemblée publique du conseil de Beauharnois de mars. «Hydro-Québec risque d’être le propagateur de l’agrile du frêne si elle ne respecte pas les mêmes exigences qui sont dans les villes», a-t-il dénoncé.

Le premier magistrat a précisé au journal qu’il ignorait si Hydro-Québec avait enfreint la réglementation à Beauharnois. La résolution adoptée par son conseil est «en réaction à Hydro-Québec qui dit ne pas avoir à respecter la réglementation municipale», a-t-il fait part.

Contre l’agrile

Contactée par le journal, la porte-parole d’Hydro-Québec Geneviève Lafortune a indiqué que la société d’État et ses sous-traitants engagés pour faire l’élagage des arbres respectaient les directives de «l’Agence canadienne d’inspection des aliments qui a autorité en la matière».

Hydro-Québec fait valoir qu’elle a contribué à la mise en place de la stratégie de la CMM contre l’agrile. «Nous travaillons en partenariat avec la CMM et les villes. Nous sommes très sensibles à l’enjeu et nous mettons tout en œuvre pour combatte le parasite», a assuré Mme Lafortune.