Une nouvelle médecin de famille à Beauharnois en 2018


Publié le 28 février 2017

Nancy Soto, directrice générale de la Coopérative de solidarité Beauharnois en santé et Dre Nabila Hemdani, nouvelle médecin familiale qui sera en poste à l’hiver 2018.

©TC Media – Valérie Gagnon

La Coopérative de solidarité Beauharnois en Santé a fait l’annonce, mardi, de l’arrivée d’une médecin de famille. Dre Nabila Hemdani entrera en poste à l’hiver 2018.

D’origine tunisienne, celle-ci viendra pratiquer la médecine dans les locaux de la coopérative à Beauharnois. Pour le moment, elle poursuit sa résidence en médecine familiale à l’Université de Montréal à l’Unité de Médecine Familiale du Sacré-Cœur.

Son entrée en fonction était prévue pour le mois d’août, mais l’arrivée d’un nouveau-né repousse la date de l’échéancier. La praticienne a été recrutée au salon des carrières en octobre 2016, à Montréal. «J’étais épatée de l’idée de la coopérative, j’ai ressenti que la région avait vraiment un besoin. J’ai hâte de commencer», a soutenu Dre Hemdani lors d’un point de presse à la coopérative. La professionnelle de la  santé sera présente quatre jours par semaine et prendra en charge de nouveaux patients. « Elle offrira aussi des places sans rendez-vous. Elle partage la philosophie de la coopérative qui est d’offrir un service accessible, disponible et de proximité pour la communauté», peut-on lire dans un communiqué. Cet organisme de santé offre aussi des services de pédiatrie, audioprothésistes, orthophonie, podiatrie, psychologie, nutritions et soins infirmiers. À ce jour, on y compte 700 membres qui payent une cotisation annuelle de 100 $. Ces services sont ouverts à tous. Nancy Soto, directrice générale de la coopérative de solidarité Beauharnois en santé, assure que le recrutement de médecins se poursuit pour trouver d’autres ressources.

La coop était à la recherche d’un médecin depuis sa fondation en août 2015.

Urgent besoin de plus de médecins

Le maire de Beauharnois, Claude Haineault, se dit content de cette nouvelle.  Lors de l’annonce, il a profité de l’occasion pour interpeller le CISSMO en indiquant que trois nouveaux médecins de famille répondraient mieux aux besoins des patients orphelins dans la ville. «J’appelle le CISSSMO à poursuivre les efforts, il y a une urgence», insiste-t-il. Lui-même confronté au manque de ressources en santé, il croit que la situation de la municipalité devrait être prise au sérieux par les gestionnaires de la santé du territoire.