De camarades de classe à associées dans une boutique à Beauharnois

Michel Thibault michel.thibault@tc.tc
Publié le 21 janvier 2016

Yolaine Monnière et Geneviève Thériault, copropriétaires de Fleuriste Beauharnois.

©TC Media - Michel Thibault

«J’ai réalisé mon rêve d’ouvrir ma boutique. Il n’y a plus rien qui va m’arrêter. Le prochain : je vais en Nouvelle-Zélande voir les maisons des Hobbits !» a lancé Geneviève Thériault en emballant un bouquet de fleurs sous les yeux de sa mère, Marie-Claude Perreault.

Geneviève Thériault, au centre, avec sa mère Marie-Claude Perreault, à gauche, et son associée Yolaine Monnière
TC Media - Michel Thibault

La jeune femme de 22 ans et son aussi jeune associée Yolaine Monnière accueillaient en ce 15 janvier 2016 leurs tout premiers clients dans leur magasin Fleuriste Beauharnois dans la ville du même nom. Les deux ont étudié ensemble en fleuristerie au Centre de formation professionnelle de Châteauguay. C’est Geneviève Thériault qui a eu l’idée de partir en affaires et qui a approché sa camarade de classe. «Il n’y a pas beaucoup d’ouvertures en fleuristerie. Je me suis créé ma propre job !» a fait valoir Mme Thériault d’un ton déterminé.

Pourquoi Beauharnois

Toutes deux de Beauharnois, les partenaires avaient une autre bonne raison de s’établir dans leur municipalité. «Il n’y avait plus de fleuriste à Beauharnois. On a vu une porte qui était ouverte et on a décidé de sauter sur l’occasion», a expliqué Mme Monnière.

Les défis

«Trouvez du financement n’a pas été un gros problème, a assuré celle-ci, questionnée sur les défis qu’elle et son associée avaient relevés. Ça a plus été de trouver un local, des fournisseurs.»

Les recrues du monde des affaires n’ont pas profité de programme d’aide aux jeunes entrepreneurs. «C’était compliqué. On a laissé tomber», a fait part Mme Monnière.

Inspirée par sa mère

Ayant eu à composer avec des ennuis de santé, Geneviève Thériault a été motivée et inspirée par sa mère. «Ma mère m’a aidée à croire en moi», a confié la jeune femme. En la regardant assembler des fleurs, Marie-Claude Perreault a les larmes aux yeux. Un regard inondé de fierté. «Je l’ai toujours soutenue. Je l’ai toujours encouragée. Elle a eu un cheminement très, très difficile mais c’est une battante. Elle a décidé de foncer», a-t-elle exprimé. Mme Perreault est elle-même une femme d’affaires. Elle fabrique depuis des années des bijoux qui se vendent un peu partout à travers le Canada. Et, dans le but de progresser, elle fait actuellement un retour aux études pour devenir bijoutière joaillière.