Beauharnois devient la tête de pont de Canac dans le grand Montréal

Michel Thibault michel.thibault@tc.tc
Publié le 25 mai 2016

Jean Laberge, président de Canac, au centre avec les ciseaux, a procédé à la traditionnelle coupe du ruban entouré du maire Claude Haineault, Karl Desbiens, directeur général de Canac, Alain Bédard, directeur du magasin de la Plaza Beauharnois, et Anne Minh-Thu Quach, députée fédérale.

©TC Media - Michel Thibault

En affaires dans la région de Québec depuis 140 ans, la quincaillerie Canac entreprend la conquête du marché du Grand Montréal ce printemps en y ouvrant un premier magasin. Et c’est Beauharnois qui constitue sa tête de pont.

Dans d’autres villes, c’est plus compliqué avoir un permis de construction Jean Laberge, président de Canac

«On est très fiers d’être ici. On est en croissance depuis des années et, pour nous, c’est un nouveau marché. On effectue une percée», a indiqué Jean Laberge, président de l’entreprise, lors de l’ouverture officielle, mercredi, du Canac fraichement construit dans la Plaza Beauharnois tout près de l’autoroute 30.

Il s’agit d’une première adresse de la bannière au triangle orange dans la Communauté métropolitaine de Montréal mais d’une 24e dans la province. Canac a pignon sur rue à Québec, Rimouski, Trois-Rivières et Drummondville, entre autres.

Le commerce de Beauharnois représente un investissement de 6 M $ et crée 85 emplois. «Nous avons essayé d’embaucher le plus possible des gens de Beauharnois et des environs», a souligné M. Laberge.

Pourquoi Beauharnois ?

Pourquoi Canac s’est-elle lancée à Beauharnois ? Le Groupe Holden a mis la table en acceptant de lui vendre une parcelle de terrain dans sa Plaza Beauharnois, ce qui est inhabituel, a laissé entendre M. Laberge. Règle générale, le Groupe Holden bâtit des commerces et les loue. De son côté, Canac veut être propriétaire du terrain et de la bâtisse qu’elle occupe, a fait part l’homme d’affaires. M. Laberge a salué l’entente aisément conclue avec Harden pour aller de l’avant.

Pour la suite, c’est la vitesse avec laquelle la Ville de Beauharnois a émis le permis de construction requis qui a fait la différence. Canac possède quelques terrains dans la région de Montréal. Beauharnois a été la première a donné son feu vert, a fait part Jean Laberge. «Ça a pris 15 jours obtenir notre permis de construction à Beauharnois», a-t-il apprécié.

Maire et députée ravis

Le maire Claude Haineault s’est réjoui du choix de Canac et du développement de sa ville depuis l’ouverture de l’autoroute 30 entre Châteauguay et Vaudreuil-Dorion. «Pendant 20 ans, nous avons traversé une importante récession et de nombreuses fermetures. Depuis l’ouverture de l’autoroute en 2012, nous assistons à rien de moins qu’une résurrection», a-t-il commenté.

«Merci de croire en Beauharnois, a renchéri Anne Minh-Thu Quach, députée fédérale. Alors que d’autres commerces de détail ferment, vous êtes en expansion. Je vous lève mon chapeau !»

Canac prévoit ouvrir un ou deux magasins par année dans l’avenir. Des bas prix et la qualité de son service à la clientèle constituent les deux forces de l’entreprise familiale, a soutenu Jean Laberge.

 

Ouverture Canac à Beauharnois

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Ouverture Canac à Beauharnois

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85 emplois sont créés

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