Beauharnois autorisera les pitbulls avec laisse et muselière

Michel Thibault michel.thibault@tc.tc
Publié le 7 septembre 2016

Face of Pitbull dog in background

©(Photo Depositphotos - tiverylucky)

Les pitbulls ne seront plus interdits sur le territoire de la Ville de Beauharnois comme c’est le cas actuellement. Leurs propriétaires devront toutefois se plier à de nouvelles règles et pas seulement eux.

«Il sera permis d’avoir un pitbull à Beauharnois mais il devra être muselé, tenu en laisse et avoir une licence. La mesure ne visera pas juste les pitbulls. Tous les animaux suffisamment gros qui sont reconnus comme dangereux seront touchés», a informé le maire Claude Haineault à l’assemblée du conseil de Beauharnois du 6 septembre.

Il a précisé que la Ville allait adopter l’encadrement suggéré par le gouvernement du Québec, qui s’est penché sur la question du contrôle des animaux domestiques au cours des dernières semaines. Ce, à la suite de débats sur l’interdit des pitbulls menés un peu partout dans la province.

Les recommandations du gouvernement ont été formulées à la suite d’une consultation à laquelle ont notamment participé l’UMQ et l’Association des vétérinaires du Québec, a rappelé Claude Haineault. «Ils ont trouvé une façon, je pense, qui convient pour assurer la sécurité tout en respectant le droit des citoyens jusqu’à un certain point», a-t-il opiné.

Tous les détails de la règlementation à venir seront exposés à une prochaine assemblée du conseil. Dans le jargon municipal, la Ville a donné un «avis de motion» qui consiste à annoncer son intention d’adopter prochainement un règlement municipal sur un sujet donné, dans ce cas-ci un «règlement relatif au contrôle et à la garde des animaux».

Règlement actuel non appliqué

Le règlement interdisant les pitbulls à Beauharnois n’a jamais été appliqué, a révélé le maire Haineault. «Premièrement parce qu’on n’avait pas de firme habilitée à le faire et, deuxièmement, c’est très difficile à définir parce que pitbull n’est pas une race mais une sorte de race de chien, du moins c’est la compréhension que j’en ai», a-t-il exposé.