Les résidents de Beauharnois pourront élever des poules


Publié le 20 janvier 2017

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Les résidents de Beauharnois pourront dorénavant garder des poules pondeuses dans leur cour.

Une poule et un poulet peuvent produire près d’un kilogramme d’excréments par semaine. Il faut donc prévoir une façon sécuritaire de se débarrasser du fumier MAPAQ

Les élus de cette municipalité ont adopté à leur assemblée publique de janvier un règlement relatif aux animaux qui leur donne le feu vert.

«On va permettre que quelqu’un possède des poules. On appelle ça de l’agriculture urbaine», a annoncé le maire Claude Haineault.

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Des balises ont été fixées. «Les gens devront avoir un poulailler fermé qui ne dégage aucune odeur et ne cause aucun dérangement pour les voisins. C’est important, sinon il y aura des plaintes et ça pourrait être arrêté», a prévenu le maire. Les citoyens ne pourront se lancer dans la production d’œufs frais ou de poulet frit à grande échelle. Un maximum de trois poules par foyer est stipulé.

Mises en garde du MAPAQ

L’élevage de poules en milieu urbain gagne en popularité au Québec. Plusieurs villes ont ouvert la porte à cette activité au cours des dernières années. Devant le phénomène, le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec a produit une fiche d’information sur le sujet à l’intention des municipalités. «Être propriétaire de poules peut s’avérer une expérience enrichissante et une source de fierté», indique le ministère, mais l’élevage d’animaux en zone urbaine doit se faire en gardant en tête la santé publique, la santé des animaux et l’environnement, souligne-t-il.

Les poules peuvent être porteuses de maladies transmissibles aux humains et leurs œufs peuvent être contaminés par des bactéries, met en garde le MAPAQ. Certaines maladies à déclaration obligatoire, comme l’influenza aviaire, peuvent aussi affecter la volaille urbaine, rappelle-t-il.

Concernant le bien-être des poules, celles-ci ont besoin d’un abri pour se protéger du soleil l’été et d’une source de chaleur l’hiver, fait part le ministère. Leur alimentation doit aussi être adéquate. «La production d’œufs est très exigeante pour les poules pondeuses qui peuvent pondre des œufs au détriment de leur propre santé. Elles ont besoin d’un grain d’une haute teneur en protéines et en calcium que l’on doit se procurer chez un fournisseur spécialisé», informe-t-il.

Disposer du fumier de poule peut représenter un défi. Celui-ci ne peut être composté à cause de sa haute teneur en phosphore, selon le MAPAQ. «Une poule et un poulet peuvent produire près d’un kilogramme d’excréments par semaine. Il faut donc prévoir une façon sécuritaire de se débarrasser du fumier», indique-t-il. Le ministère suggère aux villes de prévoir les modalités d’élimination du fumier de poule.