Plus facile capturer des lutins

Plus facile capturer des lutins

Amélie Oligny, employée à la boutique Cachet Amplemen, entourée de lutins de Noël.

Crédit photo : Le Soleil de Châteauguay-Patricia Blackburn

Il y a environ cinq ans, des lutins de Noël envahissaient les maisons de la province. La frénésie pour ces petites créatures était si grande que tant les boutiques que leurs fournisseurs criaient à la pénurie. Qu’en est-il cette année, à quelques jours de leur arrivée officielle* dans les foyers?

Dans le commerce L’Aubainerie de Châteauguay, on n’a pas cru bon rafraîchir les stocks. «L’année dernière, ça ne marchait plus, alors on n’en a pas commandé d’autres. On dirait que la mode a disparu» confie Monia Lareau, gérante de la succursale.

Il y a quatre ans pourtant, le commerce Emballe-moi de Châteauguay était pris d’assaut par les chasseurs de lutins. Le Soleil de Châteauguay était allé sur place alors que la propriétaire des lieux, Christiane Rodrigue, vendait son tout dernier lutin à un client qui avait fait plusieurs magasins avant de dénicher ce qu’il croyait être le dernier spécimen à grelots de Châteauguay, et pour lequel il était prêt à débourser le gros prix.

Cette année pourtant, il n’y a aucun lutin à vendre dans le magasin de Mme Rodrigue. «Ça ne marche plus, confie-t-elle. C’est plate, la magie est finie parce qu’on en trouve partout (des lutins). Les gros détaillants ont vu la possibilité de faire de l’argent avec ça», regrette celle qui, lorsqu’elle en vendait encore, jouait entièrement le jeu en remettant par exemple à ses clients une recette de biscuits pour les attraper.

Du côté du fleuriste Cachet Ampleman, à Châteauguay, les lutins «sortent» toujours du magasin, lequel est d’ailleurs encore cette année envahi par une multitude de petits regards tous plus espiègles les uns que les autres. «Nous avons des clients qui viennent assez régulièrement. On n’en vend pas autant qu’il y a quatre ans, quand la mode a commencé, mais ça continue», rapporte une caissière de l’endroit. Le propriétaire, Michel Desjardins, croit pour sa part que les lutins sont là pour rester. «C’est comme les films de Disney. C’est magique. Et quand les enfants grandissent et qu’ils n’y croient plus, ils y en a d’autres pour les remplacer».

*Selon la légende, les lutins arrivent dans les foyers à la première neige, autour du 1er décembre. À lire sur ce sujet : Les lutins de Noël: une légende toujours vivante dans les maison.