Du soutien à la suite d’abus sexuels

Handicap intellectuel


Publié le 4 avril 2017

Le CALACS Châteauguay développera des outils pour les femmes ayant un handicap intellectuel victimes d’abus sexuel.

©Photo Deposit photo (Rafael Ben-Ari/Chameleons Eye )

Confronté à une vague de dévoilement d’abus sexuels chez des femmes ayant un handicap intellectuel l’automne dernier, le Service de Réadaptation du Sud-Ouest et du Renfort (SRSOR) recevra un coup de pouce du Centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) de Châteauguay pour développer des outils d’interventions. 

Le Service de Réadaptation du Sud-Ouest et du Renfort (SRSOR) offre des services aux gens présentant une déficience intellectuelle ou un trouble envahissant du développement. L’automne dernier, l’organisme a dû composer avec plusieurs confidences d’abus sexuel. «Il y a eu environ cinq ou six situations, relate l’intervenante sociale au CALACS Châteauguay, Chantal Robitaille. Ça peut sembler peu, mais c’est beaucoup et il faut rappeler que c’est une clientèle vulnérable. Le SRSOR a fait appel à nos services pour les aider à intervenir.» Le CALACS de Châteauguay a obtenu une subvention du gouvernement du Québec de 10 031 $ pour développer des outils destinés à cette clientèle spécifique.

Il y a eu environ cinq ou six situations, relate l’intervenante sociale au CALACS Châteauguay, Chantal Robitaille. Ça peut sembler peu, mais c’est beaucoup et il faut rappeler que c’est une clientèle vulnérable.

Chantal Robitaille, intervenante sociale au CALACS Châteauguay

Diminuer les préjugés

Les outils de sensibilisation s’adresseront aux femmes vivant un handicap intellectuel, aux intervenants du SRSOR ainsi qu’aux familles d’accueil et aux chauffeurs de transport adapté. «Il y a souvent des préjugés quant au fait que les personnes ayant un handicap intellectuel sont des êtres asexués, explique Mme Robitaille. Il faut dire aussi qu’il arrive souvent que l’éducation sexuelle a été négligée auprès de ces personnes.»

Interrogée sur les dévoilements d’abus sexuels l’automne dernier, la porte-parole du Centre intégré de santé et des services sociaux de la Montérégie-Ouest, Jade Saint-Jean, n’a pas voulu fournir de détails. Elle a toutefois salué l’initiative des deux organismes. «Ce partenariat nous permettra à la fois de bonifier les connaissances des intervenantes en réadaptation sur les meilleures pratiques en cas d’une confidence d’un usager ou pour détecter une victime, mais également d'élaborer des présentations de sensibilisation adaptées à notre clientèle», souligne-t-elle.