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«J'aspire à être un bon juge mais aussi un juge bon» - Sylvain Dorais

Assermentation du nouveau juge de la Cour municipale


Publié le 11 juillet 2017

Le nouveau juge de la Cour municipale commune de Salaberry-de-Valleyfield, Sylvain Dorais, a vécu des moments de grande fierté lors de son assermentation en compagnie de sa conjointe, Ève Fournier, et de son fils, Clovis.

©(Photo: gracieuseté)

Le nouveau juge de la Cour municipale commune de la Ville de Salaberry-de-Valleyfield, Sylvain Dorais a été assermenté vendredi à la salle du Conseil au second étage de l'hôtel de ville.

Le juge Sylvain Dorais a prononcé le serment d'allégeance en présence du maire Denis Lapointe, de sa conjointe et de son garçon de 15 mois.
(Photo: gracieuseté)

La cérémonie présidée par le maire campivallensien, Denis Lapointe, s'est déroulée en présence de sa conjointe, Ève Fournier, son fils de 15 mois, Clovis, ses parents, Colette et Stanislas Dorais, les membres de sa famille et de sa belle-famille ainsi que de nombreux amis, connaissances et personnalités politiques.

J'ai ressenti une part de deuil, une part de joie et de fierté ainsi qu'un fort sentiment de responsabilité.

Sylvain Dorais, juge de la Cour municipale commune

Un des amis présents à la cérémonie d'assermentation, Yanick Frappier a félicité Monsieur le juge.
(Photo: gracieuseté)

«Je n'aspire pas seulement à être un "bon" juge", c'est-à-dire celui qui applique correctement la Loi, mais aussi un "juge bon", celui qui prend le temps d'écouter les gens et de les comprendre avant de rendre son jugement», a évoqué le juge Sylvain Dorais dans son allocution. «Car l'accès à la justice, ce n'est pas seulement d'entendre les parties, mais bien de les écouter et de les comprendre.»

Comme l'ont souligné quelques amis dans des commentaires, les couleurs rouge et noir lui vont très bien, remplaçant le bleu de l'hydroplane qu'il a piloté pendant 7 années sur le circuit motonautique. «Lors de l'assermentation, j'ai ressenti une part de deuil, une part de joie et de fierté ainsi qu'un fort sentiment de responsabilité. Je suis heureux de faire ça chez nous», de signifier au «Journal Saint-François» l'homme de 47 ans natif de Beauharnois.

Le juge Sylvain Dorais, qui entendra sa première cause le 24 août, a parlé d'un retour aux sources après 20 ans comme avocat en cabinet privé, une fonction qu'il pourra continuer de pratiquer. «J'amorce cette transition dans mon "chez moi", dans ma région, dans la capitale du Suroît», souligne celui qui avait entrepris sa carrière en tant que clerc pour le juge Michel Proulx à la Cour d'appel du Québec.

Rappelant que la Cour municipale commune couvre non seulement le territoire de Salaberry-de-Valleyfield mais aussi les municipalités de Sainte-Martine, Saint-Etienne-de-Beauharnois, Saint-Louis-de-Gonzague, Saint-Stanislas-de-Kostka et Saint-Urbain-Premier, le juge a eu une pensée toute spéciale pour son arrière-grand-père Jodoin. «Il a élevé toute sa famille à Saint-Urbain. Cette famille est représentée aujourd'hui par ma mère Colette et ma tante Thérèse Corriveau.»

Le juge a ensuite élaboré au sujet de la multitude de souvenirs qu'il garde de Valleyfield: «Mes études au Collège, mon emploi d'été aux 50e Régates, mon premier podium en 2011 et celle de 2e place en 2013 lors de la 75e édition… mais jamais la fameuse première place. On la souhaite évidemment à mon successeur et ami, Yannick Léger. Let's go H-32.»

Le juge Sylvain Dorais a cité l'article annonçant sa nomination et publié dans «Le Journal Saint-François» du 14 juin dernier. «Comme l'a écrit notre journaliste émérite Denis Bourbonnais, Sylvain Dorais devra mettre fin à ses activités de pilote d'hydroplane… Si  2017 marque la fin de cette belle époque, c'est aussi le début d'un temps nouveau pour moi et ma famille», a conclu le coureur qui avait hérité du surnom d'avocat kamikaze après avoir fait passer son entourage et les amateurs par toute la gamme des émotions aux commandes de son hydroplane.