Les enseignants de la FSE entérinent l'entente de principe avec Québec

Publié le 23 janvier 2016

Environ 1000 enseignants, professionnels et employés de soutien du réseau de l’éducation ont manifesté le 13 novembre devant les bureaux de la Commission scolaire des Grandes-Seigneuries à la Place La Citière à La Prairie.

©TC Media - Denis Germain

Après un an et demi de négociations ardues avec Québec, les membres de syndicats qui représentent 73 000 enseignants des écoles publiques de la province, dont ceux de la FSE-CSQ, ont finalement entériné vendredi soir l'entente de principe conclue à la fin du mois de décembre avec le gouvernement Couillard.

Les 65 000 enseignants de la Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE-CSQ) ainsi que ceux de l'Association provinciale des enseignantes et enseignants du Québec (APEQ-QPAT) obtiennent ainsi une nouvelle convention collective d'une durée de cinq ans.

À la FSE, la présidente Josée Scalabrini a reconnu lors d'une entrevue à La Presse Canadienne samedi qu'il «ne s'agit pas d'une entente historique», mais elle estime que cette entente a permis d'aller chercher «le maximum dans les circonstances» face à un gouvernement axé sur les mesures d'austérité pour équilibrer les finances publiques.

Les membres de deux des 35 syndicats d'enseignants que représente la FSE, dont ceux de Québec, ont cependant rejeté l'entente de principe qui a finalement été approuvée par une majorité de membres dans une proportion de 73% alors que quelque 17 000 syndiqués se sont présentés aux assemblées générales de la FSE où étaient exposées les détails de l'entente de principe depuis le 5 janvier.

Mme Scalabrini a dit comprendre que certains syndiqués espéraient pouvoir soutirer davantage de l'employeur. Toutefois, la présidente de la FSE a affirmé que les professeurs ne doivent pas perdre de vue les «gains appréciables» réalisés même si la lutte n'est pas finie pour obtenir un réinvestissement en éducation.

Le nouveau contrat de travail prévoit notamment l'ajout de 400 postes d'enseignants à temps plein en formation professionnelle et à l'éducation des adultes, la protection des enveloppes pour le soutien aux élèves en difficulté, la diminution de la taille des groupes à la maternelle et la reconnaissance de six journées de maladie qui deviennent toutes monnayables.

Pour Josée Scalabrini le syndicat n'achète pas la paix avec l'acceptation de cette nouvelle convention collective puisque, selon elle, la FSE a réussi à conserver les acquis de ses enseignants, notamment en évitant l'augmentation de leur tâche de travail, tel que souhaité par l'employeur au départ, tout en assurant le maintien des services aux élèves.

Elle souligne aussi que la lutte pour un réinvestissement en éducation au Québec ne s'arrête pas avec la signature d'une nouvelle convention collective et qu'il reste encore du travail à faire pour rappeler au gouvernement Couillard que «l'éducation est une priorité au Québec».

La Presse Canadienne

En manchette

Les enseignants de la FSE entérinent l'entente de principe avec Québec

Publié le 23 janvier 2016

Environ 1000 enseignants, professionnels et employés de soutien du réseau de l’éducation ont manifesté le 13 novembre devant les bureaux de la Commission scolaire des Grandes-Seigneuries à la Place La Citière à La Prairie.

©TC Media - Denis Germain


Après un an et demi de négociations ardues avec Québec, les membres de syndicats qui représentent 73 000 enseignants des écoles publiques de la province, dont ceux de la FSE-CSQ, ont finalement entériné vendredi soir l'entente de principe conclue à la fin du mois de décembre avec le gouvernement Couillard.

Les 65 000 enseignants de la Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE-CSQ) ainsi que ceux de l'Association provinciale des enseignantes et enseignants du Québec (APEQ-QPAT) obtiennent ainsi une nouvelle convention collective d'une durée de cinq ans.

À la FSE, la présidente Josée Scalabrini a reconnu lors d'une entrevue à La Presse Canadienne samedi qu'il «ne s'agit pas d'une entente historique», mais elle estime que cette entente a permis d'aller chercher «le maximum dans les circonstances» face à un gouvernement axé sur les mesures d'austérité pour équilibrer les finances publiques.

Les membres de deux des 35 syndicats d'enseignants que représente la FSE, dont ceux de Québec, ont cependant rejeté l'entente de principe qui a finalement été approuvée par une majorité de membres dans une proportion de 73% alors que quelque 17 000 syndiqués se sont présentés aux assemblées générales de la FSE où étaient exposées les détails de l'entente de principe depuis le 5 janvier.

Mme Scalabrini a dit comprendre que certains syndiqués espéraient pouvoir soutirer davantage de l'employeur. Toutefois, la présidente de la FSE a affirmé que les professeurs ne doivent pas perdre de vue les «gains appréciables» réalisés même si la lutte n'est pas finie pour obtenir un réinvestissement en éducation.

Le nouveau contrat de travail prévoit notamment l'ajout de 400 postes d'enseignants à temps plein en formation professionnelle et à l'éducation des adultes, la protection des enveloppes pour le soutien aux élèves en difficulté, la diminution de la taille des groupes à la maternelle et la reconnaissance de six journées de maladie qui deviennent toutes monnayables.

Pour Josée Scalabrini le syndicat n'achète pas la paix avec l'acceptation de cette nouvelle convention collective puisque, selon elle, la FSE a réussi à conserver les acquis de ses enseignants, notamment en évitant l'augmentation de leur tâche de travail, tel que souhaité par l'employeur au départ, tout en assurant le maintien des services aux élèves.

Elle souligne aussi que la lutte pour un réinvestissement en éducation au Québec ne s'arrête pas avec la signature d'une nouvelle convention collective et qu'il reste encore du travail à faire pour rappeler au gouvernement Couillard que «l'éducation est une priorité au Québec».

La Presse Canadienne