Prise avec un problème persistant de rats

Prise avec un problème persistant de rats

Un des rats retrouvés sur son terrain.

Crédit photo : Photo: Gracieuseté

Une résidente de Mercier est aux prises avec un problème de rats sur son terrain depuis un an et demi. Elle attribue leur présence au bassin de rétention situé derrière chez elle. La Ville doute que le problème provienne de son infrastructure.

Michelle Bergevin raconte avoir vu sa qualité de vie se dégrader depuis l’été 2016, moment où elle a découvert que de la vermine avait élu refuge sur son terrain de la rue F.P. Labrie. Au départ, elle croyait avoir affaire à deux ou trois rats, mais un des exterminateurs qu’elle a embauchés lui a fourni un portrait plus inquiétant. «Il m’a dit vous en avez une quinzaine», raconte-t-elle. Une famille de rongeurs avait élu domicile sous son cabanon.

Différentes mesures d’extermination ont été appliquées, mais les rats reviennent toujours selon Mme Bergevin. «Je suis quelqu’un qui adore aller travailler dans mes plates-bandes tous les jours, mais ça fait un an et demi que je ne le fais plus parce que je n’ai pas envie de tomber face à face à un rat», déplore-t-elle. Elle souligne qu’elle ne laisse plus ses chiens en liberté sur son terrain de peur qu’ils soient en contact avec la vermine.

Pas de certitudes sur la source du problème selon la Ville

Un des exterminateurs qu’elle a consultés lui a mentionné que l’origine de son problème était un mauvais écoulement du bassin de rétention près de chez elle. La Merciéroise a avisé la Ville de son problème à l’été 2016. Cette dernière a fait plusieurs vérifications, selon le directeur des communications de Mercier Vincent Lanctôt. «Il y a un exterminateur qui disait que le bassin de rétention était le problème, mais nous avons fait plusieurs analyses par la suite notamment à partir de caméra dans les égouts et ça n’a pas été concluant», indique-t-il.

Selon Mme Bergevin, elle est la seule à avoir un tel problème dans son secteur. M. Lanctôt souligne que quelques citoyens ont signalé la présence de rats chez eux ces deux dernières années, mais jamais de façon aussi problématique que chez Mme Bergevin. La Merciéroise réclame à la Ville de payer pour des travaux autour de son cabanon, car cela pourrait régler le problème selon elle. «Je paie déjà une taxe de secteur pour le bassin de rétention. Pourquoi devrais-je payer pour les travaux si c’est la Ville qui cause le problème», affirme la citoyenne. De son côté, la Ville refuse de payer pour ces travaux. «Pour nous, ça n’a aucun lien de surélever le cabanon», indique M. Lanctôt. Il souligne que la Ville a pris des mesures pour l’aider notamment en mettant du poison à rats.