Recours collectif autorisé pour les gens prisonniers de la neige sur l’autoroute 13

Recours collectif autorisé pour les gens prisonniers de la neige sur l’autoroute 13

Les conditions routières ont fait en sorte que de nombreuses personnes se sont retrouvées coincées sur les autoroutes 13 Sud et 520 Est, le 14 mars.

Crédit photo : (Photo: Archives-Félix O.J. Fournier)

(Texte de Joëlle Bergeron)

Le recours collectif déposé en Cour supérieure au nom des nombreux automobilistes et usagers du transport en commun qui se sont retrouvés piégés sur les autoroutes 13 Sud et 520 Est dans la nuit du 14 au 15 mars a été autorisé, le mardi 14 novembre.

«La demande d’autorisation pour exercer le recours collectif a été entendue le 30 octobre et le recours a été autorisé le 14 novembre. La demande d’action collective sera donc déposée sous peu», indique le cabinet Deveau Avocats sur son site Internet. Les cabinets Deveau avocats et Trudel, Johnston & Lespérance (TJL) ont déposé conjointement une action collective contre le Procureur général du Québec et la Ville de Montréal.

Le recours sera plaidé au nom de Gilles D. Beauchamp, un homme qui a mis sept heures à retourner à son domicile à cause de «fautes grossières» commises par le gouvernement et la Ville de Montréal «dans la gestion du blocage routier» causé par la tempête, allègue-t-il.

«Les membres du groupe ont été prisonniers de leurs véhicules pendant une dizaine d’heures, par temps froid, et avec une information limitée, voire inexistante, sur les opérations de secours en cours», déplore-t-il dans le document juridique.

Réclamations

L’organiste de la chorale paroissiale de Saint-Constant, David Savoy, avait quitté Sainte-Dorothée à 18h30 et avait finalement gagné son domicile à 7h le lendemain matin.

Il avait passé 13 heures seul dans sa voiture, dont presque six heures complètement immobilisé à 200 m après la sortie de l’autoroute 520.

Robert St-Jules s’était lui aussi retrouvé bloqué de longues heures sur l’autoroute 13 en allant chercher sa femme. Il demandait le départ de Martin Coiteux et Laurent Lessard, ministres de la Sécurité publique et des Transports, pour la gestion déficiente de la situation.