Tempête du 5 janvier : un premier test hivernal pour la police de Mercier

Tempête du 5 janvier : un premier test hivernal pour la police de Mercier

Des lames de neige et de la poudrerie causaient des problèmes sur le boulevard Saint-Jean-Baptiste entre Mercier et Sainte-Martine.

Crédit photo : Gracieuseté Patricia Viens

La tempête du 5 janvier aura été un premier test de gestion d’une situation qualifiée d’«exceptionnelle» pour la nouvelle police de Mercier.

Le directeur du service Daniel Rousseau est d’avis que les efforts concertés des différents intervenants municipaux et provinciaux ont contribué au bilan positif de cette tempête qui s’est conclue sans blessé ni accident majeur.

Les policiers de Mercier ont rapidement constaté que les conditions routières et météorologiques étaient très mauvaises le vendredi 5 janvier en raison de la poudrerie et de la température très froide. «Avec les différents partenaires, on a pris des décisions assez drastiques soit de fermer (le rang) Sainte-Marguerite et de fermer la route 138 avec le ministère des Transports», explique M. Rousseau. Pendant plus de 24 heures, ces deux artères routières étaient inaccessibles entre les villes de Mercier et Sainte-Martine.

Le fait qu’il n’y ait pas eu d’accident grave ni de blessé pendant la durée de l’opération qui avait été baptisée Dégivreur lui confirme qu’ils ont pris la bonne décision. «On réévaluait la situation aux quatre heures. La police, les pompiers et les travaux publics allaient voir sur le terrain de quoi ça avait l’air», raconte M. Rousseau.

Une des priorités était de faciliter le déplacement des premiers répondants policiers et pompiers. «C’était très difficile de se rendre aux appels, souligne le chef aux opérations du service incendie de Mercier François Lauzon. On était en contact constant avec le déneigeur. Quand on avait un appel (d’urgence), on l’appelait et on suivait la charrue qui nous ouvrait le chemin.»

Le chef de police souligne qu’il a travaillé tout au long de la journée avec le service incendie, les travaux publics, le département des communications et le service des loisirs (pour le Centre Roger Tougas) de la municipalité pour coordonner les différentes décisions. Ils étaient également en contact avec la Sûreté du Québec, le ministère des Transports et la police de Châteauguay.

La Ville de Mercier a ouvert le centre communautaire Roger-Tougas pendant quelques heures en fin de journée, notamment pour les usagers du transport en commun qui n’étaient pas en mesure de poursuivre leur route vers Sainte-Martine.

Les effectifs policiers mis à contribution

Malgré son petit nombre d’effectifs policiers, le directeur du service de police de Mercier assure que son équipe a été en mesure de couvrir cet événement météorologique d’envergure. «Toutes les ressources policières que j’avais ont été mobilisées», explique le chef Rousseau. Près d’une dizaine de policiers travaillaient cette journée-là. «Pour vous donner une idée, un sergent-détective a aussi répondu à des appels», illustre-t-il. Des employés des travaux publics se sont occupés de surveiller les routes barrées pour permettre aux policiers de répondre aux appels.