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Vidéo-Moisson Sud-Ouest doit doubler son garde-manger

lundi le 13 septembre 2021
Modifié à 14 h 58 min le 13 septembre 2021
Par Eric Tremblay

Louis Pouliot, de Transport Pouliot et membre du conseil d’administration de Moisson Sud-Ouest, Kathleen Favreau O’Brien de la Caisse Desjardins de Salaberry-de-Valleyfield, Pierre-Luc Joncas, vice-président de la banque alimentaire et Stéphane Spisak, directeur général de Moisson Sud-Ouest espère que la campagne «Pour arriver à nos faims» sera fructueuse. (Photo Soleil de Châteauguay - E.T.)

La détresse alimentaire s’alourdit dans le Suroît. Au point où Moisson Sud-Ouest doit doubler sa capacité d’entreposage de denrées. Une opération qu’il souhaite mener à terme d’ici trois ans et qui devrait coûter 3,8 M$. 

 


«Nos congélateurs sont complètement saturés, a souligné Stéphane Spisak, directeur général de l’organisme. On utilise même un camion de 53 pieds, qui est plein, et qui doit être alimenté au diesel. »
Moisson sud-Ouest a dû déménager son entrepôt alimentaire en pleine pandémie. L’organisme loue actuellement un espace de 10 000 pieds carrés à Transport Pouliot à Beauharnois. L’endroit est trop petit pour diverses raisons. D’abord parce que 707 147 kilos de denrées ont été récupérés et distribués l’an dernier. Le tout est évalué à une valeur de 6,85 M$.Dans un espace quand même exigu qui oblige une gymnastique dans la manipulation.
Et parce que l’insécurité alimentaire n’est pas au ralentie. «Les besoins ont bondi de 30 % depuis la pandémie et ils ne vont pas diminuer, a concédé M. Spisak. Et les besoins sont grandissants. On aide 7500 familles par mois dans le Haut-Saint-Laurent, Beauharnois-Salaberry et Vaudreuil-Soulanges. Du groupe, 40 % sont des enfants. »
Bref, Moisson Sud-Ouest pourrait nourrir encore plus de gens. Mais il est bloqué en ce moment par sa capacité d’entreposage. Des calculs laissent présager que la demande va aller en augmentant. Déjà le visage des prestataires est différent. Des familles, dont les deux parents travaillent à salaire modeste, viennent chercher de l’aide alimentaire. «Avec les loyers qui sont en hausse, ils coupent dans la nourriture», explique le directeur général. 
«On a toujours pu passer à travers les crises économiques, a expliqué Me Pierre-Luc Joncas, vice-président de l’organisme. Ce sont les moments où on est le plus présent. On s’est rendu compte alors que les besoins ont explosé qu’on était dans des locaux qui avaient atteint leur pleine capacité.»

 

 

 

La campagne de financement va s’étirer sur 18 mois et une période équivalente est évaluée par M. Spisak pour la construction de l’entrepôt. Déjà, des contacts ont été établis avec des architectes. Quant au lieu, on aimerait demeurer central sur le territoire desservi. La municipalité de Valleyfield aurait signifié de ramener l’entrepôt dans sa ville. Vaudreuil-Dorion souhaiterait aussi faire valoir ses avantages à ce niveau.
Quant aux locaux de la rue Webb, pour le moment ils servent pour l’administration de l’organisme et pour récupérer divers items qui peuvent être redistribués aux gens sinistrés tels des meubles ou articles de cuisine. 

Stéphane Spisak a expliqué les défis qu'ont à relever les employés dans l'entrepôt. (Photo Soleil de Châteauguay - E.T.)
 

1 M$ dans la communauté
La somme visée est séparée en trois volets. L’organisme va se tourner vers les différents paliers gouvernementaux pour 1 M$, 1,8 M$ proviendront de placement et de l’hypothèque et 1 M$ proviendra de la communauté. Près de 310 000 $ ont déjà été amassés par la campagne «Pour arriver à nos faims». Plusieurs partenaires de longue date participent à la campagne qui s’échelonne sur 18 mois.
«De redonner à la communauté de cette façon-là était vraiment une façon encore une fois très naturelle de s’associer avec Moisson et la campagne en cours, indique Kathleen Favreau O’Brien de la Caisse Desjardins au nom du président de la campagne, Gino Napoleoni. On va s’investir en argent et en temps. » Les quatre Caisses du territoire desservi par la banque alimentaire, Salaberry-de-Valleyfield, Vaudreuil-Soulanges, du Haut-Saint-Laurent et de Beauharnois vont participer au mouvement. 

 

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