L’ancien élévateur à grain dans le décor du vieux Châteauguay bénéficie d’une cure de jeunesse cet été.
«C’est des travaux de grosse envergure, d’un mois, un mois et demi d’ouvrage» – Christian Rioux
Organisme à but non lucratif, le Centre communautaire de Châteauguay qui en est propriétaire fait effectuer un changement du revêtement extérieur. Des travaux évalués à 150 000 $. «Le revêtement actuel contient de l’amiante. Les panneaux doivent être placés dans des sacs scellés. Il y a une procédure à suivre. C’est ça qui coûte cher», fait part Gaétan Fournier, directeur du Centre.
L’organisme de bienfaisance n’assume pas seul la facture. Le gouvernement provincial lui a accordé une subvention de 72 000 $ provenant d’un fonds de développement, le député Pierre Moreau, la Ville de Châteauguay et la Caisse Desjardins Châteauguay ont ajouté une contribution de 5000 $ chacun. Pour une aide financière totale de 87 000 $. «On absorbe la différence», précise M. Fournier.
Les travaux
«L’ancien revêtement, c’était du fibrociment à base d’amiante. Là, on retourne avec du fibrociment mais nouvelle génération pour conserver le même aspect», a expliqué Christian Rioux, menuisier chef d’équipe chez Projets rénovations experts DL chargée d’installer le nouveau revêtement. Une firme spécialisée a précédemment enlevé les bardeaux d’amiante.
M. Rioux a mentionné au journal que la structure du bâtiment était encore très solide.
La Ville y tient
Le Centre communautaire de Châteauguay n’a pas envisagé démolir la structure. «On n’avait pas le choix. L’ancien silo n’est pas classé patrimonial mais la Ville y tient. C’est important de le conserver. Si on l’avait démoli, ça aurait créé un trou dans le décor», fait part son directeur.
Petite histoire
L’élévateur à grain en question a été construit en 1945 par une coopérative agricole, selon la publication «Le Village de Châteauguay» datant de 2012, réalisée par Paul-Yvon Charlebois, un employé de la Ville de Châteauguay. «L’élévateur renfermait à l’origine 16 silos, soit 8 silos principaux et 8 petits servant à entreposer le blé, l’orge, et le seigle. De 1945 à 1960, la coopérative passa entre les mains d’Arthur Bourdon, de Zenophile Cecyre, et de Joseph Trudeau», lit-on dans le document. À la suite de la dissolution de la coopérative en 1960, l’immeuble a été acquis par M. Faubert, qui y a opéré une quincaillerie Rona. Le Centre communautaire a acheté l’édifice au début des années 2000.
