Brenda Shanahan instigatrice de la Société d’histoire parlementaire

Par Simon Deschamps
Brenda Shanahan instigatrice de la Société d’histoire parlementaire
(Photo : Gracieuseté du bureau de la députée Brenda Shanahan)

Férue d’histoire et bachelière de l’Université du Québec à Chicoutimi dans cette discipline dans les années 1980, Brenda Shanahan a mis en place la Société canadienne d’histoire parlementaire. La nouvelle association a vu le jour au mois de novembre.  

« C’est drôle comment la vie fait en sorte qu’on fait un grand cercle parfois. Jamais je n’aurais pensé être impliquée dans la vie politique bien que j’y étais très intéressée comme étudiante », a souligné la députée de la circonscription de Châteauguay-Lacolle. 

Le projet est né alors que la députée regrettait l’absence sur la colline du Parlement d’une commémoration des 150 ans de l’assassinat de Thomas D’Arcy McGee le 7 avril 1868. Il a été tué à un jet du parlement, dans la rue Sparks à Ottawa. 

Thomas D’Arcy McGee était un Canadien d’origine irlandaise ayant été journaliste et politicien. Il a vécu du 13 avril 1825 au 7 avril 1868.

D’Arcy McGee a joué un rôle dans la création de la Confédération canadienne en 1867 et il a siégé dans la première législature. 

« Le président de la Chambre m’a dit que tout ce qui se fait sur la colline doit être une initiative d’un groupe de parlementaires provenant de différents partis et des deux chambres [le Sénat et la Chambre des communes] », a expliqué Mme Shanahan.  

Une petite commémoration a finalement eu lieu, précise-t-elle. 

Promouvoir l’héritage démocratique 

Mme Shanahan trouvait important de créer l’association pour pouvoir s’assurer qu’il y ait une entité qui puisse organiser d’autres commémorations pour d’autres personnages importants de l’histoire. 

« Je pensais à cette idée de promouvoir notre héritage démocratique. On a une belle histoire au Canada. On a réussi à passer à travers plusieurs défis. On réussit encore aujourd’hui à travers ce bel outil qui est le Parlement. On est capable de faire de grands changements dans la société à travers le Parlement », a-t-elle poursuivi. 

 

Mme Shanahan est appuyée dans ce projet par le député conservateur Martin Shields et la néodémocrate Hélène Laverdière. Le sénateur du district de Salaberry, André Pratte, et le sénateur Yuen Pau Woo sont également engagés dans ce projet. Des professeurs d’histoire et de science politique ont également participé à la rencontre inaugurale. 

Le groupe discute actuellement du rôle que pourrait jouer le public dans la nouvelle association. À l’heure actuelle, comme Mme Shanahan l’indique, le public pourra consulter les documents et assister aux événements.  

D’ailleurs, la députée a fait savoir qu’un événement est en cours de préparation pour le printemps 2019. Ce dernier devrait se dérouler vers la fin du mois d’avril ou au début du mois de mai. 

La nouvelle association jouit également de l’appui de la chaîne parlementaire CPAC, qui a montré un intérêt pour diffuser de futures conférences, ainsi que de l’Association canadienne des ex-parlementaires. 

La députée Brenda Shanahan lors de la rencontre inaugurale de la Société canadienne d’histoire parlementaire avec des professeurs d’histoire et de science politique, ainsi que ses collègues députés et sénateurs.

Ses coups de cœur de l’histoire parlementaire 

Si elle est attachée à l’histoire de Thomas D’Arcy McGee, qui tout comme elle avait des racines irlandaises, la députée de Châteauguay-Lacolle reste fascinée par le travail de coalition entre libéraux et conservateurs dans les débuts de la Confédération.  

Elle est également très attachée au rôle des « Célèbres cinq ».  Ces cinq Albertaines ont demandé en 1927 à la Cour suprême si la femme était incluse dans la définition du terme personne de la section 24 de la loi constitutionnelle de 1867. La Cour a répondu par la négative. 

« Ces cinq femmes ont travaillé pour être reconnues comme des personnes devant la loi pour avoir le droit d’être nommées au Sénat. Éventuellement elles ont été jointes par des femmes comme Thérèse Casgrain. Cette période est très intéressante pour le droit des femmes, notamment pour le droit de vote », a-t-elle témoigné. 

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