COVID-19 : le CSSDGS contraint de refuser le transport scolaire à plus de 3 000 élèves

Par Vicky Girard
COVID-19 : le CSSDGS contraint de refuser le transport scolaire à plus de 3 000 élèves
Le transport risque d’être un casse-tête pour beaucoup de parents à la rentrée scolaire. (Photo : Archives)

Les parents de 3 250 élèves devront trouver une solution pour que leurs enfants se rendent en classe. En raison de la COVID-19, il y a présentement un déficit de places dans les autobus scolaires où des mesures de distanciation physique doivent être appliquées. Le Centre de services scolaire des Grandes-Seigneuries dit avoir tenté de trouver des solutions, en vain.

Les deux appels au volontariat, dont le plus récent se terminait le 17 août, demandant aux parents qu’ils assurent le transport de leurs enfants n’ont pas été suffisants, laisse savoir Hélène Dumais, porte-parole du CSSDGS.

«Sur la cible de 4 000 volontaires nécessaires pour atteindre les ratios, seules 750 familles admissibles au transport ont signifié leur collaboration à ce chapitre, en majorité des parents d’élèves du primaire», précise-t-elle.

Cette dernière ne peut toutefois pas détailler un portrait par secteur ou par ville. Néanmoins, étant donné les réponses plus nombreuses au primaire, des élèves du secondaire n’auront pas droit au transport scolaire à deux adresses. Il s’agit d’une mesure que le CSSDGS ne souhaitait pas prendre.

Solutions

Le CSSDGS a exploré plusieurs pistes avant d’en appeler au volontariat des parents. Mme Dumais énumère l’ajout de tous les véhicules possibles, l’optimisation des routes, la maximisation du nombre de trajets que peut faire chaque véhicule, ainsi qu’une consultation auprès des instances nécessaires.

Devant des résultats non concluants, le CSSDGS est maintenant contraint d’appliquer plusieurs mesures, soutient-il.

Espace limité

Concrètement, plutôt que d’accueillir 72 passagers comme à l’habitude, les autobus réguliers doivent se limiter à 44. Seuls deux élèves par banc peuvent prendre place, à moins d’une fratrie, explique Hélène Dumais, directrice adjointe aux communications du CSSDGS.

Dans un minibus, le nombre d’élèves maximum est fixé à 16, puis à 4 dans une berline.

«Nous sommes conscients des répercussions de ces mesures et tentons de les minimiser en continuant d’optimiser nos parcours, tout comme la capacité des véhicules», souligne Mme Dumais.

Elle ajoute que si les balises de la Santé publique changent, il se pourrait que certains enfants recouvrent leur droit au transport scolaire pendant l’année scolaire. Dans ce cas, les parents concernés seraient avisés dans les meilleurs délais.

Les mesures à appliquer dans les autobus résultent d’un travail concerté du CSSDGS qui s’en tient aux consignes de la Santé publique avec les transporteurs. Ceux-ci se réfèrent quant à eux à la CNESST.

Les parents sauront si leurs enfants pourront prendre l’autobus d’ici au 24 août, par courriel par le Service du transport scolaire, disponible aussi sur Mozaïk-Portail.

Mesures appliquées par le CSSDGS

-Suspension de l’octroi des places disponibles au primaire et au secondaire;

-Les élèves inscrits au service de garde de trois à cinq jours par semaine n’ont plus droit au transport scolaire;

-La distance de marche est augmentée de 600 à 800 mètres pour les enfants au préscolaire, 1 200 à 1 600 mètres pour les écoliers de première et deuxième année du primaire, puis à 2 000 mètres pour ceux de troisième à sixième année.

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1 mois

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