Des outils pour les femmes immigrantes victimes de violence conjugale

Par Valérie Lessard
Des outils pour les femmes immigrantes victimes de violence conjugale
Jennifer-Ann Dooling et Karine Morel lors du lancement (Photo : Valérie Lessard)

Être une femme immigrante comporte son lot de défis. Être une femme immigrante victime de violence conjugale l’est encore plus selon la Re-Source. L’organisme châteauguois a créé des outils en quatre langues pour faciliter l’accès aux services existants, mais aussi pour sensibiliser les différents intervenants à cette clientèle vulnérable.

La Re-Source, une maison d’aide et d’hébergement pour femmes victimes de violence conjugale à Châteauguay, a créé des brochures et des outils promotionnels dont les informations sont inscrites en français, anglais, espagnol et russe, soit les quatre langues les plus parlées sur le territoire de Châteauguay selon l’organisme. Sur les documents, on y démystifie les différentes formes de violence et on y mentionne des ressources d’aide disponibles. «Les femmes issues de l’immigration font face, à la base, à plusieurs défis d’intégration. Vivre dans une dynamique de violence conjugale amplifie ces défis, souligne Karine Morel, directrice de la Re-Source. L’isolement, l’absence de réseau d’aide, la méconnaissance des lois et des ressources disponibles, la complexité du processus migratoire, les barrières linguistiques font partie des principaux enjeux que ces femmes peuvent rencontrer.»

Certains des outils proposés en plusieurs langues. (Photo: Valérie Lessard)

Les partenaires communautaires, médicaux et institutionnels de l’organisme étaient invités au lancement de ce projet le 3 décembre. «Peu importe la langue, la violence conjugale n’est pas comprise et entendue. Il reste encore énormément de mythes à briser en lien avec cette problématique-là», mentionne Jennifer-Ann Dooling, intervenante à la sensibilisation à la Re-Source.

Le projet de la Re-Source a été possible grâce à une subvention de 77 000 $ du Secrétariat à la condition féminine. La Maison d’aide a accès à une bande d’interprètes dans son réseau pour aider les femmes.

La chroniqueuse et autrice Catherine Éthier a présenté un texte lors du lancement de la Re-Source.

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