Dossier Mélimax: Châteauguay n’a pas d’autres alternatives pour la gestion de son écocentre

Dossier Mélimax: Châteauguay n’a pas d’autres alternatives pour la gestion de son écocentre

L'écocentre de Châteauguay est toujours en opération.

Crédit photo : (Patricia Blackburn)

La Ville de Châteauguay ne sait pas vers qui elle pourra se tourner pour la gestion de son écocentre si elle ne peut poursuivre son contrat avec l’entreprise de récupération Mélimax. Cette dernière a récemment été inscrite au registre des entreprises non admissibles aux contrats publics (RENA) par l’Autorité des marchés financiers (AMF). 

«C’est embêtant, surtout qu’on a déjà toutes les installations ici à Châteauguay» a réagi le maire Pierre-Paul Routhier en entrevue au Soleil de Châteauguay, le 7 février.  

À la suite de cette inscription, la Ville a fait une demande, fin janvier, au ministère des Affaires municipales (MAMOT) afin d’obtenir, en vertu d’une disposition de la loi, l’autorisation de poursuivre malgré tout son contrat avec Mélimax. Elle n’a toujours pas eu de réponse.  

Le délai de 60 jours pour trouver un nouveau fournisseur de service, tel que l’oblige la loi dès l’inscription d’une entreprise au Registre, ne tient toutefois plus. «Dès qu’on envoie notre demande, il n’y a plus de délai à respecter, jusqu’à ce qu’on reçoive la réponse» assure le maire. L’écocentre de Châteauguay pourra donc poursuivre ses activités d’ici là. 

Matières déposées «illégalement» 

Selon un article paru dans La Presse, le ministère de l’Environnement reproche à Mario Landry, propriétaire du Centre de Tri Mélimax et de Mélimax Transport, d’avoir enfoui illégalement dans deux sites lui appartenant des matières qui n’étaient pas autorisées par son certificat d’autorisation. C’est ce qui expliquerait l’inscription de ses entreprises au RENA. 

«Mario Landry élude les lois environnementales et la réglementation municipale de façon répétée», rapporte La Presse en citant un extrait d’une lettre de l’Autorité des marchés financiers justifiant sa décision.  

De son côté, M. Landry conteste devant les tribunaux les reproches du ministère de l’Environnement. Son avocate Sophie Cardinal, citée par La Presse, déplore d’ailleurs que L’AMF ait procédé à l’inscription de Mélimax au RENA avant même que les juges aient rendu leur décision.   

 

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Henry AlexanderetienneSerge Seguin Recent comment authors
Serge Seguin
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Serge Seguin

Dommage pour Mario Landry et son entreprise

etienne
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etienne

Dommage que cette punition soit accordé pour la totalité des opérations pour une faute touchant une partie des opérations sur un site problématique externe. Les pneus, batteries, métaux, produits domestiques dangereux, branches, bois sont revalorisés. La ville pourrait utiliser une partie de son garage municipal ou un terrain sur le boul, industriel et créer une entité propre. Si c’est profitable, il y a une autre compagnie qui pourrait si établir.

Henry Alexander
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Henry Alexander

La ville avait son propre système de récupération avant l’arrivée de l’ecocentre et sa marchait très bien. DE PLUS S’ÉTAIT BEAUCOUP MOINS CHÈRE POUR LE CITOYEN. Mais l’administration Pavone a décidée que signer avec ce Landry pour des dizaines d’années. La question est qu’est qu’il la motivé?