Festival de Films de la Montérégie: une troisième édition branchée

Festival de Films de la Montérégie: une troisième édition branchée
(Photo : Gracieuseté)

Pour sa troisième édition, le Festival de Films de la Montérégie a dû se réinventer, comme bien d’autres événements, en raison de la pandémie. Mais la contrainte est souvent source de motivation pour les créateurs qui ont renouvelé l’expérience, en ligne cette fois.

«On s’est réunis en avril je pense, explique le président de ce rendez-vous des cinéphiles François Forget, et ça n’a jamais été une option d’annuler. On a alors pris la décision de tenir l’édition en ligne. En procédant ainsi, nous avons dû gérer la question des droits d’auteurs. En général, les réalisateurs de court-métrages font la tournée des festivals durant toute une année alors, il ne faut pas que leurs films se retrouvent un peu partout sur Internet.»

Comme compromis, les responsables en sont venus à une entente avec les créateurs qui ont permis la présentation de leurs œuvres, à condition que celles-ci soient retirées du site une heure après la diffusion.

«Nous avons reçu une bonne centaine de films cette année et on en a sélectionné 44, ajoute François Forget. Et depuis la première soirée de présentation, nous avons pu constater que les gens qui s’enregistrent pour assister à nos projections virtuelles demeurent en ligne jusqu’à la fin ou passent à tout le moins une bonne heure à visionner les films.»

Une finale en plein air

François Forget admet par ailleurs que le contexte inhabituel de la pandémie a pu influencer certains créateurs dans le choix de leur thématique.

«Disons que certains réalisateurs avaient beaucoup de temps libre (rires). Je pense au film de Dominick Cousineau-Benoit, qui a tourné seul dans son appartement. Il y a des travelings, des mouvements de caméra… Il a tenté des choses. Disons qu’il était très motivé!»

La finale regroupant les meilleurs films présentés lors des quatre soirées et le dévoilement des gagnants aura pour sa part lieu le 25 septembre, en personne cette fois.

«Quand les temps sont difficiles, on revient chez nos parents, s’amuse François Forget. Alors on a décidé de retourner cette année à l’endroit où le festival a pris racine, à Saint-Denis-sur-Richelieu. Nous allons organiser un ciné-parc au parc de balle. La projection sera gratuite et les gens vont pouvoir réserver leurs places en ligne.»

Texte de Steve Martin, Initiative de journalisme local, La Relève

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