Fin de l’anglais intensif à l’école Saint-René à Mercier

Par Michel Thibault
Fin de l’anglais intensif à l’école Saint-René à Mercier
(Photo : Pixabay)

L’école primaire Saint-René à Mercier n’offrira plus le programme d’anglais intensif à compter de septembre prochain. Une décision qui suscite des déceptions.

La formule consistait à offrir des cours en français une semaine et en anglais la semaine suivante aux élèves de 6e année, en alternant ainsi tout au long de l’année scolaire.

Composé de parents et de membres du personnel de l’école, le conseil d’établissement a décidé à sa rencontre du 22 janvier de ne pas poursuivre l’expérience. «En analysant la situation de ce milieu, les membres du CÉ ont cru préférable d’intensifier des actions à un autre niveau», fait part Hélène Dumais, porte-parole de la Commission scolaire des Grandes-Seigneuries. «À la lumière des besoins actuels, il a plutôt été considéré qu’il serait préférable de mettre l’accent sur d’autres matières et de mettre en place les meilleures conditions possibles à un passage primaire/secondaire harmonieux de ses élèves afin de les préparer adéquatement à l’entrée au secondaire, tout en optimisant la réussite de tous ses élèves.»

La Loi sur l’instruction publique n’impose pas l’anglais intensif. Les conseils d’établissement sont chargés d’adopter chaque année la grille-matière de leur école et disposent d’une marge de manœuvre. Il n’est ainsi pas exclu que le programme d’anglais intensif soit de retour un jour à l’école Saint-René, a observé Mme Dumais.

90 minutes par semaine

Les élèves du 3e cycle de l’école Saint-René auront 90 minutes d’anglais par semaine en 2019/2020.

«L’école travaille également à l’élaboration d’une offre d’enrichissement au programme d’anglais qui pourrait être proposée en guise d’alternative», a précisé Hélène Dumais.

Cette année, quatre écoles de la Commission scolaire des Grandes-Seigneuries offrent le programme d’anglais intensif en 5e année et cinq en 6e année.

Déceptions

La décision a suscité des déceptions sur les réseaux sociaux. «Les recherches démontrent que l’apprentissage d’une langue seconde est maximal avant l’adolescence», observe entre autres une mère qui préfère garder l’anonymat. Elle fait valoir que les anglophones peuvent bénéficier d’un enseignement bilingue à la Commission scolaire New Frontiers. «Ces élèves sont chanceux. Ils se débrouillent généralement bien dans les deux langues parce que leur temps d’enseignement est partagé 50% en français et 50% en anglais à partir de la maternelle, indique-t-elle. «Quelle est l’idée d’handicaper nos petits francophones en éliminant l’anglais intensif de leur grille horaire en sixième année? C’était une bonne façon de leur permettre au moins de se débrouiller un peu et de les stimuler à développer leur compétence par la suite.»

Son avis a été approuvé par plusieurs. Certains parents ont nuancé en observant que le programme était chargé et pouvait ne pas convenir aux enfants ayant des difficultés d’apprentissage. Ils ont plaidé en faveur du choix.

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Eveline Vinet
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Eveline Vinet

Nous avons eu le même débat au conseil d’établissement de notre école où j’ai passé un bon 3 ans à essayer d’implanter l’anglais intensif sans succès. Devant le constat de mon échec, j’ai décidé de mettre sur pied le programme Leaders de Demain (https://www.facebook.com/immersionanglaise) qui offre des ateliers d’immersion anglaise d’une heure en parascolaire sous forme d’activités ludiques. Quoique ça ne peut pas remplacer une immersion de plusieurs heures par jour sur plusieurs jours consécutifs, ces ateliers ont l’objectif de mettre en pratique les notions apprises en classe et ce, dès la maternelle. En fait, dès la garderie si vous… Lire la suite »

Simon Laplante
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Simon Laplante

J’espere qu’ils enseignerons le MANDARIN au moins . Ce sera le langage du futur au Canada.