Homme barricadé à Châteauguay en 2017 : l’enquête indépendante est terminée

Homme barricadé à Châteauguay en 2017 : l’enquête indépendante est terminée

Un homme armé s'est barricadé dans sa résidence rue Rossini à Châteauguay le 22 mars 2017.

Crédit photo : Photo : Le Soleil de Châteauguay-Patricia Blackburn

Le Bureau des enquêtes indépendantes, chargé d’enquêter sur la mort d’un Châteauguois qui s’était barricadé chez lui pendant deux jours en 2017, a remis son rapport au Directeur des poursuites criminelles et pénales le 26 mars. C’est ce dernier qui déterminera s’il y a matière à porter des accusations dans cette affaire.

Selon le BEI, un huissier s’était présenté au domicile de Gary Traikov, situé sur la rue Rossini pour l’informer d’un avis d’expulsion le 14 mars. L’huissier est retourné à la résidence du Châteauguois en matinée le 22 mars dans le but de l’évincer. À ce moment, l’huissier a remarqué que l’homme était armé. «L’huissier quitte les lieux et appelle le Service de police de la Ville de Châteauguay, indique le BEI par voie de communiqué. Les policiers se rendent sur les lieux et confirment la menace.  Ils érigent un périmètre de sécurité et entament des négociations avec ce civil.» Vers 20 h05, le même jour, le groupe tactique d’intervention de la Sûreté du Québec prend en charge le dossier.  Des citoyens du secteur touché par le périmètre de sécurité n’auront pas accès à leur domicile pendant le siège qui aura duré une quarantaine d’heures.

Un large périmètre de sécurité avait été établi autour de la résidence de l’homme barricadé. (Photo:Archives)

Vers 1 h 27 le 24 mars, les policiers de la SQ ont entendu «une détonation provenant de l’intérieur de la résidence». Ils sont entrés dans la résidence et ont constaté que M. Traikov a retourné l’arme contre lui.

Le Bureau des enquêtes indépendantes avait pour mandat de faire enquête sur les circonstances de cet événement étant donné que l’homme est mort par balle pendant une intervention policière. «Le BEI n’est pas public puisqu’il contient des renseignements sensibles et nominatifs, des déclarations des personnes impliquées et des témoins de même que des éléments de preuve.  Conséquemment aucune autre information sur les faits ou sur l’enquête ne sera divulguée par le BEI», précise l’organisme.

Le DPCP analysera le dossier du BEI pour déterminer s’il y a matière à porter ou non des accusations dans cette affaire. Il n’y a pas de délais précis pour le traitement de dossiers au DPCP. Chaque dossier est analysé par un procureur.

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