La passion et détermination de Sandrine

La passion et détermination de Sandrine

Sandrine Bérubé a gagné une médaille d’argent avec l’équipe des Minis-aigles de Valleyfield lors des Jeux du Québec

Rien n’arrête Sandrine Bérubé de bouger. Pas même un accident de hockey qui la contraint désormais à ne plus courir. Portrait d’une adolescente déterminée.

D’aussi loin qu’elle se souvienne, l’adolescente de Beauharnois a toujours été active. «Je ne suis pas capable de vivre sans le sport», confie-t-elle d’entrée de jeu. Basketball, baseball  et hockey faisaient partie de son quotidien depuis quelques années, mais en mars 2014, une vilaine chute au hockey est venue tout gâcher. Sérieusement blessée, Sandrine Bérubé a dû passer sous le bistouri des médecins et faire beaucoup de réadaptation physique. «Je suis rendue avec des plaques et des vis dans la jambe gauche», relate l’adolescente de 16 ans. Malheureusement pour elle, les conséquences de cette blessure sur ses genoux ont été trop importantes pour qu’elle puisse à nouveau pratiquer des sports qui nécessitent de la course. Qu’à cela ne tienne, la Beauharlinoise n’a pas baissé les bras pour autant. «J’avais vu qu’il y avait du hockey-luge, alors j’ai décidé d’essayer ça», témoigne-t-elle.

S’adapter…aux sports adaptés

Passer du hockey sur patins au hockey assis sur une luge a nécessité une adaptation pour la sportive. «C’est vraiment différent. Il faut apprendre à contrôler la luge avec les pics sur les bâtons, raconte la jeune femme. Tu as aussi le réflexe de vouloir forcer avec les jambes, mais elles sont attachées.»

Comme elle aime également le basketball, Sandrine Bérubé s’est tournée vers le basketball en fauteuil roulant. Elle a joint l’équipe des Minis-aigles de Valleyfield avec laquelle elle a eu la chance de récolter une médaille d’argent lors des derniers Jeux du Québec.

L’ambiance est-elle différente dans les équipes de sports adaptés? «Oui, vraiment! » lance-t-elle. Selon elle, l’aspect compétitif, surtout chez les parents dans les estrades, est beaucoup moins présent. «On se sent important. On se sent aimé. C’est vraiment l’fun!» Par contre, elle remarque que les préjugés envers les sports adaptés sont forts. «Les gens pensent que c’est facile parce qu’ils se disent que c’est un «sport de handicapé», indique-t-elle. Au contraire, c’est beaucoup plus dur qu’un sport traditionnel, parce que tu n’utilises pas toutes les parties de ton corps.»

Lorsqu’on lui demande si elle poursuivrait dans les sports adaptés si elle pouvait courir à nouveau, la Beauharlinoise répond par l’affirmative. «C’est vraiment une bonne expérience. Je pense que c’est une bonne chose que ça(l’accident) me soit arrivé», confie-t-elle. Ses expériences de vie ont fait en sorte qu’elle a découvert deux nouveaux sports et une chose est sûre : elle n’est pas prête d’arrêter de bouger!

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