Le Club des petits déjeuners peine à trouver des bénévoles

Par Patricia Blackburn
Le Club des petits déjeuners peine à trouver des bénévoles
Hélène Allard, bénévole, Ritisha Mungla, élève-bénévole et Michel Millard, bénévole responsable du Club des petits déjeuners à l’école primaire Saint-Jean-Baptiste. (Photo : (Andrew Clark))

Le Club des petits déjeuners de l’école Saint-Jean-Baptiste, à Châteauguay, vit des jours difficiles en raison d’une pénurie de bénévoles.

Le responsable du Club de l’école, Michel Millard, fait des pieds et des mains pour remplacer deux bénévoles qui ont quitté l’organisation dernièrement. «On est vraiment dans la schnout, dit-il. Il faut être quatre par matin pour que tout se passe bien, là, on doit souvent tout faire à deux». Le Club des petits déjeuners de l’école Saint-Jean-Baptiste sert environ 75 petits déjeuners par jour.

Pas un phénomène nouveau

Rosalie Dagenais, Zak Leduc, Nathan Dagenais, Thomas Prévost, Xavier Fortin, Inaya Fouchet, Daniel Koivunen prenant le petit déjeuner ensemble avant le début des classes à l’école Saint-Jean-Baptiste. (Photo: Andrew Clark)

Pour Anick Hall, directrice du Centre d’Action bénévole de Châteauguay, dont l’un des mandats est d’épauler les organismes pour trouver des bénévoles, ce phénomène n’a rien de nouveau. «C’est notre réalité» dit-elle en mentionnant le phénomène «TLM». Ce terme bien connu dans le jargon du monde du bénévolat signifie «tout le temps les mêmes», précise-t-elle. «Ce sont souvent des retraités qui donnent beaucoup de leur temps. Ils sont irremplaçables, parce que lorsqu’ils partent, on a besoin de deux ou trois bénévoles pour réussir à faire tout ce qu’ils faisaient».

Sa collègue Isabel Filiatrault, coordonnatrice du bénévolat au CAB, ajoute que le mouvement de bénévoles fluctue énormément à travers les mois. C’est la raison pour laquelle il lui est difficile de dire s’il y a moins de gens disposés à faire du bénévolat qu’avant. Elle rapporte toutefois de données tirées d’un sondage datant de 2015 qui indiquent que le manque de temps est l’une des principales raisons expliquant pourquoi les gens ne s’impliquent pas.

Bénévoles recherchés

De son côté, M. Millard lance un appel aux gens qui pourraient être intéressés à venir les aider environ une heure, deux ou trois jours les matins de semaine. Les intéressés peuvent transmettre leurs coordonnées à la secrétaire de l’école Saint-Jean-Baptiste (514-380-8899, poste 4401).

Inaya Foucher et Rosalie Dagenais trinquent au Club des petits déjeuners. (Photo: Andrew Clark)
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