Le gouvernement serre la vis dans cinq régions

Par Yanick Michaud
Le gouvernement serre la vis dans cinq régions
François Legault met en garde toutes les régions. Les choses bougent vite et il faut agir rapidement. (Photo : Capture d'écran)

La pandémie ne s’essouffle pas. Bien au contraire.Et le premier ministre du Québec François Legault à la veille du 1er avril n’entend pas à rire. Un peu plus de 24 heures après des annonces clémentes, mardi, le gouvernement serre la vis.

« Nous étions inquiets dans cinq régions. On continue de voir une augmentation dans quatre de celles-ci. Outaouais, Chaudière-Appalaches, Capitale nationale et le Bas-Saint-Laurent. Ainsi, nous allons faire basculer trois de celles-ci dans le palier rouge. On parle de Québec, de Lévis et de Gatineau. Parce qu’il y a eu une détérioration de façon exponentielle. On s’attend à une forte augmentation des hospitalisations dans les prochaines semaines », exprime François Legault.

Agir rapidement et prendre des décisions

Il ne faut rien tenir pour acquis avec la situation qui change en quelques heures. Les variants sont malins et inquiétants. « La situation est critique et il faut agir rapidement. Ces régions sont sur pause jusqu’au 12 avril. Avec une fermeture des restaurants, des musées, des gyms, des salons de coiffure, mais aussi des écoles. Il ne reste que les commerces essentiels qui devront fermer à 19 h 30, parce que le couvre-feu revient à 20 h », indique le premier ministre qui avise la population entière de rester prudente.

« Il faut donner un grand coup dans ces endroits. Nous créons des zones d’urgence. Mais la situation évolue rapidement. Nous ne pouvons donc pas exclure que dans les prochains jours, des régions s’ajoutent. Tout le monde doit être prudent au Québec. L’impact est rapide. Ça peut exploser dans n’importe quelle région. Et le gouvernement doit se donner la responsabilité d’agir rapidement. Il ne faut pas attendre de voir la situation se gâter dans les hôpitaux. Nous sommes mieux de prendre une mauvaise décision prématurément que de ne pas en prendre et de trop attendre », plaide-t-il.

Pas de fêtes de Pâques

Il dit comprendre plus d’un an plus tard que les gens sont vannés de respecter les consignes. « Mais ce n’est pas le temps de relâcher. La vaccination va bien. On voit cette lumière au bout du tunnel. Ce n’est pas le temps de relâcher », lance-t-il, sous-entendant que les régions qui retournent en rouge ont peut-être été laxistes.

« Il ne faut pas faire de partys de Pâques. Cette année encore, ça doit être chacun chez soi. L’alarme a sonné et il n’y a pas de petites exceptions. Il y a des efforts à faire. Pensons à nos enfants. On ne veut pas les empêcher d’aller à l’école. Pensons aux infirmières aux professionnelles de la santé qui sont fatiguées. Oui, on permet d’aller au restaurant, mais ce qui nous inquiète c’est ce qui se passe dans les maisons. Soyons prudents », répète-t-il.

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