Le suspect de la Caisse Desjardins demeure détenu

Le suspect de la Caisse Desjardins demeure détenu

Le Journal avait rapporté le hold-up commis par Marco Legault en janvier 1999.

Crédit photo : Archives

Plusieurs accusations ont été déposées lundi au palais de justice de Valleyfield contre Marco Legault, 56 ans, qui a pris en otage quatre employés de la Caisse Desjardins Notre-Dame de Bellerive vendredi soir.
La Couronne, représentée par Me Pierre-Olivier Gagnon, a déposé contre le récidiviste des accusations de séquestration, menaces de mort et possession d’une arme dans un dessein dangereux, à l’endroit de l’une ou l’autre des 4 victimes, soit Lise Desgroseillers, Martin Trépanier, Marie-Pier Brisson et Nathalie Deschambeault.
Le procureur de la poursuite s’est du même coup opposé à la remise en liberté de l’accusé. La juge Marie-Chantal Doucet a néanmoins autorisé le prévenu à recevoir les soins et la médication que nécessite sa condition. L’accusé, représenté par Me Louis-Philippe Mercier, doit revenir au tribunal jeudi pour son enquête sur remise en liberté pro forma.
Legault s’était rendu aux policiers vers 1h30 samedi matin, après un siège de 8 heures qui a nécessité l’intervention des nombreux policiers de la Sûreté du Québec, incluant ceux du Groupe Tactique d’Intervention. Personne n’a été blessé parmi les quatre otages qui ont été libérés vers 22h vendredi.

Plusieurs secouristes ont été appelés sur les lieux vendredi soir pour parer à toute éventualité. (Photo Journal Saint-François Gaétan Prégent)

Dans une entrevue accordée au 98,5 FM, le directeur général de la Caisse, Gino Napoleoni, a mentionné qu’en aucun temps, les otages n’avaient été menacés par le suspect, bien que celui-ci avait une arbalète en sa possession. « Ils étaient confinés dans un des bureaux des conseillers qui sont à l’arrière de l’accueil, au rez-de-chaussée. Selon les informations que j’ai, l’assaillant bloquait la porte avec des chaises. C’était impossible d’accéder à ce bureau au rez-de-chaussée, pendant que tous les policiers étaient à l’étage », a informé M. Napoleoni.
Par ailleurs, Marco Legault n’en était pas à ses premières infractions du genre à Salaberry-de-Valleyfield, puisqu’il avait notamment commis un vol à main armée en janvier 1999 à la Caisse Sacré-Coeur ainsi qu’au supermarché Maxi. Il avait alors écopé d’une peine de neuf ans de prison.
Quant à la prise d’otages survenue vendredi soir, les motifs de Legault ne semblaient pas aussi clairs et semblent relever davantage de problèmes de santé mentale. «Il parlait beaucoup. Il posait des questions et il expliquait sa vie… Je pense que la personne était en psychose. Mes employés ont tous gardé leur sang-froid. Je suis extrêmement fier d’eux. J’étais en communication par textos avec l’un des employés qui étaient avec l’assaillant. Il pouvait continuer à utiliser son téléphone. C’était permis », a indiqué le directeur Gino Napoleoni au 98,5 FM.
À la suite des événements de vendredi dernier, la Caisse Desjardins Salaberry-de-Valleyfield a fermé ses 3 points de services le lundi 11 mars.
Une rencontre médiatique est également prévue en fin d’après-midi lundi.

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