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Manifestation des garderies non subventionnées en installation mercredi

mardi le 19 octobre 2021
Modifié à 9 h 56 min le 20 octobre 2021
Par Marie-Josée Bétournay

Mercredi, le personnel de la Garderie Notre Futur n’en sera pas à sa première sortie. Il a manifesté le 9 juin lors d’une précédente journée de grève. (Photo: Gracieuseté)

Le personnel des garderies, membres de l’Association des garderies non subventionnées en installation, manifestera devant le bureau de la députée MarieChantal Chassé à Châteauguay mercredi.

Les éducatrices seront accompagnées de gestionnaires ainsi que de parents et leurs enfants, laisse entendre le président de l’Association, David Haddaoui. «C’est une grève pour les parents», dit-il. L’Association des garderies non subventionnées en installation dénonce l’écart des tarifs avec les CPE. «Il y a une iniquité entre les parents qui paient dans une garderie subventionnée (8,50 par jour) et non subventionnée (40 $ par jour), indique M. Haddaoui. Avec deux enfants, vous êtes obligé de rester à la maison et abandonner votre travail.» L’Association compte 72 membres dans Roussillon et 275 en Montérégie.

L’organisme souhaite également la conversion des garderies de ses membres en établissements subventionnés. Selon M. Haddaoui, cette action s’avèrerait moins onéreuse pour Québec que le versement d’un crédit d’impôt annuel aux parents.

La propriétaire de la Garderie Notre Futur, un établissement non subventionné à Châteauguay, appuie la conversion. Mariam Sall réserverait l’aide financière à la prise en charge de deux enfants vivant avec un handicap fréquentant son établissement, entre autres. «On pourrait acheter plus d’équipement, mais aussi embaucher des éducatrices spécialisées pour le groupe. Pour le moment, le CLSC envoie une personne pour aider ces enfants deux à trois fois par semaine à raison de deux ou trois heures chaque fois», affirme-t-elle. La garderie de 61 places au permis affiche complet depuis 3 ans et détient une liste d’attente de plus de 50 enfants, affirme Mme Sall.

Québec souhaite alléger le fardeau des parents en bonifiant le crédit d’impôt pour frais de garde pour que le coût se rapproche du 8,50$ en vigueur dans les milieux subventionnés, fait part La Presse dans un article publié le 18 octobre. Des travaux en ce sens seraient en cours au gouvernement.

 Questionné sur le sujet, M. Haddaoui dit ne noter aucun signe du gouvernement voulant tendre la main aux membres de l’Association. «Il faut que les gens se mobilisent, que le ministre de la Famille fasse des progrès en faveur des parents», mentionne-t-il.

Les moyens de pression pourraient se poursuivre jeudi. Le président de l’Association des garderies non subventionnées en installation dit attendre le discours du premier ministre François Legault, prononcé aujourd’hui (mardi), avant d’aller plus loin.

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