Maxime Comtois victime de graves insultes

Maxime Comtois victime de graves insultes

Maxime Comtois s’est buté au gardien finlandais Ukko-Pekka Luukkonen, lors du match quart de finale du Championnat mondial junior le 2 janvier. 

Crédit photo : Matt Zambonin/HHOF-IIHF Images

Le capitaine de l’édition 2019 d’Équipe Canada junior Maxime Comtois a été la cible d’insultes virulentes mercredi soir, quelques minutes seulement après la défaite de son équipe en quarts de finale contre la Finlande. Les Canadiens ont perdu 2 à 1 en prolongation. 

L’ancien attaquant des Grenadiers de Châteauguay avait la victoire au bout du bâton lorsqu’il s’est élancé seul contre le gardien finlandais Ukko-Pekka Luukkonen, lors d’un tir de punition en prolongation, au Championnat du monde de hockey junior disputé à Vancouver. Le gardien a fait l’arrêt. 

Plusieurs internautes mal intentionnés lui ont rappelé cet échec sur son compte Instagram avec beaucoup de méchanceté. Des messages suggéraient à Comtois de se suicider, alors qu’un autre espérait qu’il contracte le virus de l’immunodéficience humaine, le VIH. Tous les commentaires désobligeants étaient en anglais.   

D’autres internautes se sont portés à sa défense et ils ont dénoncé les propos. Parmi ceux-ci se trouve le chef par intérim du Parti québécois, Pascal Bérubé, qui sur Twitter a qualifié les attaques de « racisme anti-francophones ». Plusieurs journalistes ont également pris la défense du jeune homme. 

Attristé 

L’agent de Maxime Comtois a fait savoir que le joueur de 19 ans ne se laisse pas abattre par les événements. 

« Maxime est attristé de la défaite et d’avoir manqué le lancer. Après avoir remporté la médaille d’or l’an dernier ça fait mal, et les affaires des médias sociaux. Mais il a la couenne dure et il essaie de ne pas s’en faire. Ça été difficile pour ses parents et sa blonde », de dire Marc Lavigne en entrevue avec le journal Le Soleil de Châteauguay. 

M. Lavigne et son client ont été en contact par texto lors de la soirée. Maxime lui a dit « qu’il était triste de ce qui se passait, mais il sait qu’avec le temps les choses deviendraient plus faciles. » 

L’agence qui représente le joueur résident de Beauharnois a condamné les commentaires haineux. « Maxime veut que nous profitions de cet événement comme un moment d’apprentissage pour tous les jeunes Canadiens. La cyberintimidation est un problème réel et, comme tous les tyrans, nous devons tous leur faire face et les appeler pour ce qu’ils sont », écrit Roy Sports Group dans un communiqué. 

L’agence poursuit en mentionnant qu’il est « honteux et incompréhensible que quelques lâches qui peuvent se cacher derrière les médias sociaux puissent lancer des attaques aussi vicieuses sur le caractère de ces jeunes hommes après qu’ils se soient battus fièrement pour leur pays.»

Soutien psychologique  

Au moment des événements, du soutien psychologique a été offert à Maxime Comtois en plus d’avoir une sécurité renforcée autour de lui en cas de menace.

Les messages haineux ont été supprimés du compte Instagram et les paramètres pour commenter ses photos ont été modifiés pour être plus restrictifs.

Lors du tournoi, l’espoir des Ducks d’Anaheim a réussi cinq buts et une passe en cinq parties. Il avait marqué quatre buts contre le Danemark en lever de rideau du tournoi, devenant le troisième hockeyeur québécois à accomplir l’exploit dans une même partie au Championnat mondial junior. 

Ce n’est pas la première fois qu’un athlète canadien est victime de propos haineux sur les réseaux sociaux. La patineuse de vitesse sherbrookoise Kim Boutin avait été invectivée par des partisans coréens lors des Jeux de Pyeongchang 2018. Elle avait remporté une médaille de bronze après la disqualification d’une patineuse sud-coréenne. 

 

 

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