Charge mentale : la femme subit une pression de la société, selon Re-Nou-Vie

Charge mentale : la femme subit une pression de la société, selon Re-Nou-Vie

L’organisatrice communautaire Alexandra De Serres et l’intervenante Isabelle Poirier.

Crédit photo : Le Soleil de Châteauguay Marie-Josée Bétournay

(Texte de Marie-Josée Bétournay) Le centre de femmes Re-Nou-Vie de Châteauguay partage l’opinion de l’auteure et blogueuse Emma, de passage sur le plateau de l’émission Tout le monde en parle le dimanche 21 janvier, en matière de planification de la vie familiale.

Lors de son passage sur les ondes de Radio-Canada, Emma a expliqué que dans un couple les conjoints voient ensemble aux responsabilités du quotidien, exception faite du volet planification qui incombe davantage aux femmes, ce qu’elle appelle «la charge mentale». «Ses propos sont justes», mentionne Alexandra De Serres, organisatrice communautaire au centre de femmes. «Il y a beaucoup d’épuisement (chez la femme)», note-t-elle. «Il y a un trop-plein», renchérit Isabelle Poirier, intervenante chez Re-Nou-Vie. Pour Mme Poirier, la planification de la vie familiale, c’est voir à une «To-Do List invisible» laquelle comporte entre autres la prise de rendez-vous chez le médecin pour un membre de la famille et l’inscription des enfants à l’école.

Un nom à la planification de la vie de famille

Alexandra De Serres et Isabelle Poirier s’entendent. Le concept de la charge mentale a toujours existé, même dès la création de l’organisme il y a plus de 35 ans. La différence : on lui donne maintenant un nom, souligne Mme Poirier. «C’était un travail invisible à l’époque. La femme restait à la maison. (…) C’était un concept pas trop connu et Emma l’a remis sur la carte», avoue Mme De Serres.

La femme a-t-elle un travail à faire sur elle-même? Selon l’intervenante Isabelle Poirier, elle doit apprendre à lâcher prise, ouvrir la porte à d’autres modèles de femme. L’organisatrice communautaire Alexandra De Serres mentionne que la femme subit une pression de la part de la société. Performer dans tous les domaines, rivaliser avec les idées qui abondent sur les réseaux sociaux, se surpasser sans cesse. «Est-ce que la société répond à des standards trop élevés», se questionne-t-elle.

Comment s’en sortir? Isabelle Poirier prône la communication entre les conjoints. La patience est de mise. Selon les deux professionnelles, il faudra quelques générations avant d’apercevoir les premiers changements dans le rôle des conjoints en matière de planification de la vie de famille.

 

 

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