Prison et radiation pour avoir agressé sexuellement une collègue

Par Michel Thibault
Prison et radiation pour avoir agressé sexuellement une collègue
(Photo : Pixabay.com)

Un infirmier auxiliaire de la région a écopé une peine de prison et une radiation temporaire pour avoir agressé sexuellement une collègue au travail.

La Cour du Québec a condamné Osler Blaise à 30 jours de détention, en septembre 2017, après l’avoir trouvé coupable de l’infraction criminelle qui pesait contre lui.

Le Conseil de discipline de l’Ordre professionnel des infirmières et infirmiers auxiliaires du Québec l’a ensuite radié pour 18 mois.

Les faits reprochés remontent à l’automne 2014. À partir du mois d’octobre, Blaise «intensifie les compliments» à sa collègue, indique le Conseil de discipline dans sa décision rendue le 11 décembre 2018. La femme lui fait comprendre que ses avances sont «inacceptables». Malgré cela, le 24 novembre 2014, Blaise donne une tape sur une fesse à sa collègue pendant qu’elle prodigue des soins. Le lendemain, alors qu’elle est en pause sur un fauteuil inclinable, il s’étend sur elle et pose sa bouche sur la sienne.

Valeur de la profession

Le geste de Blaise «mine la confiance du public et entache l’image de la profession», considère le Conseil de discipline. «Au cœur de la profession se trouve la relation d’aide entre le professionnel et le client, écrit-il. Les gestes posés par l’intimé à l’endroit d’une collègue apparaissent en contradiction flagrante avec cette valeur.»

Autres conséquences

Blaise a purgé un sixième de sa peine. Il a passé cinq nuits en prison. La Cour du Québec lui a aussi imposé une probation de deux ans et un suivi avec un psychologue. Il est considéré comme délinquant sexuel pour une période de 20 ans.

 

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