Quatre questions à Mononc’Serge

Quatre questions à Mononc’Serge

Mononc’Serge sera en spectacle à Châteauguay le 9 novembre.

Crédit photo : (Gracieuseté, Marc Aubertin)

Serge Robert, alias Mononc’Serge, sera au Pavillon de l’île Saint-Bernard le 9 novembre à Châteauguay. À quoi s’attendre comme spectacle ? Voici sa réponse à travers quatre questions.

Q. Vous avez fait une petite vidéo promotionnelle de votre spectacle à Châteauguay, dans lequel vous utilisez un extrait des 12 travaux d’Astérix, lorsque les deux personnages s’apprêtent à se rendre sur «l’île du plaisir». Les gens qui iront sur l’île le 9 novembre doivent donc s’attendre à avoir beaucoup de plaisir ?

S.R. Oui, je n’ai pas le choix, sinon je pourrais me faire poursuivre pour fausse représentation. Bien que la notion de plaisir est variable d’une personne à l’autre….

Mais le show sera une formule rock. Je joue de la basse, je serai accompagné de mon guitariste. Je dis ça parce que de 2014 à 2017, j’ai fait une tournée en trio acoustique avec des chansons plus folks. Mais là, ça va brasser un peu plus. Ça va être du rock, mais plus la soirée avance, plus j’entre dans un répertoire plus métal.

Q. Le spectacle s’inscrit dans la tournée amorcée après le lancement de votre 12e album, Révolution conservatrice. Certains disent qu’il s’agit d’un album un peu plus sage que les précédents. Êtes-vous d’accord?

Disons que la barre était haute. Quand je réécoute Mon voyage au Canada, je trouve ça assez «trash». Mais à l’époque, je ne le voyais pas comme ça. Peut-être que je suis un peu plus posé aujourd’hui, moins mongol, disons, moins délirant et «je-m’en-foutiste».

Q. Sur l’album, il y a une chanson intitulée «Énergie Cardio», où vous parodiez l’univers des gyms. Juste pour vous avertir : Châteauguay compte un très grand nombre de gyms. Avez-vous peur de chanter cette chanson le 9 novembre?

S.R. Je pense que j’ai ben peur. Je vais annuler le spectacle. Non, c’est humoristique. Même qu’Énergie Cardio m’a proposé un sac avec un abonnement de trois mois. Mais je n’ai pas accepté. Je ne me vois pas dans un gym à lever des poids…

Q. Les thèmes qui majoritairement vous inspirent sont toujours imprégnés de ce qui se passe dans l’univers politique et social?

S.R. Peut-être que oui. C’est sûr, je ne fais pas dans l’introspection. On sait de quoi je parle et ça s’inscrit dans l’air du temps. La société, la religion, la rectitude politique. Mais je ne peux pas dire quoi exactement. Souvent je pars de quelque chose que je trouve drôle. Je brode autour de ça. Je sais pas si je suis clair. Je pense pas, mais bon.

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