Rire et provocation avec Guy Nantel

Rire et provocation avec Guy Nantel

L'humoriste Guy Nantel.

Crédit photo : Gracieuseté

(Texte de Marie-Josée Bétournay) L’humoriste Guy Nantel sera de passage à Châteauguay le vendredi 6 avril et, en supplémentaire, la veille le jeudi 5 avril, afin de présenter son dernier spectacle Nos droits et libertés.

Pendant deux soirs, l’humoriste se promet de faire rire son public et de le provoquer. «C’est dans la continuité de ce que j’ai toujours fait. Le personnage demeure, les mêmes sujets aussi», dit-il en entrevue au Soleil de Châteauguay.

Ces sujets, ce sont la liberté religieuse, la souveraineté et l’égalité des sexes, entre autres. Guy Nantel aborde certains thèmes qui font réagir plus que d’autres. Malgré tout, l’humoriste n’a jamais modifié de blagues à la suite de la réaction soudaine de son public, ni dans Nos droits et libertés ni dans les autres spectacles, soutient-il. «Si ça ne rit pas sur un gag, ça peut arriver (de modifier certains passages). Mais pas parce que deux ou trois personnes vont être indignées. Ça peut avoir l’effet contraire», lance-t-il en riant.

Derrière Nos droits et libertés, Guy Nantel fait valoir la liberté des humoristes, comme se moquer d’autrui, peut-on entendre lors de la conférence de presse annonçant son spectacle. Il s’agit d’un droit fondamental, selon l’humoriste. Et à quel moment ce droit est-il lésé? «Quand on l’interprète (le gag) sur la place publique. (…) Il faut en parler dans le contexte où il se fait. On s’en vient de plus en plus puritain. On ne peut plus rien dire sur personne», affirme-t-il.

En décembre, Guy Nantel a publié un essai politique sur le Québec sclérosé. L’ouvrage traite des enjeux et des défis auxquels est confronté le Québec d’aujourd’hui. Quel message souhaite-t-il que les lecteurs retiennent du livre Je me souviens… de rien? «Que les gens vivent le plus épanouis possible et arrêtent de se mettre la tête entre les deux jambes», répond celui qui se voit «comme un humoriste qui a écrit un livre dans la vie», plutôt qu’un écrivain.

Poster un Commentaire

Soyez le premier à commenter !

avatar