Son entreprise marche à la planche

On voit beaucoup de personnes avancer debout sur la rivière Châteauguay ou le lac Saint-Louis cet été. Avec la pandémie, la planche à pagaie est devenue pour bon nombre une planche de salut !

 

Adepte et propriétaire de SUP Shop à Châteauguay, Mélissa Vaillancourt le confirme. Située à la rencontre du lac Saint-Louis et du ruisseau Saint-Jean, son entreprise a le vent dans les voiles cet été. « Cette année la popularité de la planche à pagaie est vraiment en croissance. C’est assez fulgurant. Il y a une demande autant pour les cours de SUP, que pour la location et le yoga sur planche à pagaie », fait-elle part. Yoga sur planche constituant le cœur de son entreprise, précise-t-elle.

Côté location, ses planches trouvent preneur comme jamais. « Cette année, ça a explosé. Le téléphone sonne tout le temps. Les fins de semaines, c’est mur à mur. Je refuse des locations. J’ai quand même 14 planches et, souvent, la fin de semaine, elles sont occupées toute la journée. Ça, je ne voyais pas ça l’an passé », détaille Mélissa Vaillancourt.

« Concernant mes cours, dit-elle, ils se sont remplis plus que jamais. J’étais à pleine capacité pour les quatre cours que j’ai offerts en juin et en juillet. C’était extraordinaire. »

L’essor est tel qu’elle a engagé une personne pour donner des cours. « Je ne fournis plus.»

Et ceux qui voudraient lui acheter une planche devront patienter. Tous ses modèles sont écoulés et elle ne peut en obtenir pour l’instant. « Mon fournisseur a été à sec très, très rapidement », indique-t-elle.

Cours de yoga sur planche offert par Mélissa Vaillancourt

Clientèle

Qui sont les adeptes de SUP ? « Le sport attire beaucoup, beaucoup les femmes. Particulièrement le SUP yoga. Le yoga, je dirais que c’est 99,9 % rempli de femmes », affirme Mélissa Vaillancourt. Concernant la location, 60 % de la clientèle est féminine, mentionne-t-elle.

Plusieurs débutants profitent des cours d’initiation. « Des mères qui viennent avec leur enfant, leur garçon, j’ai eu beaucoup de ça cette année. Des femmes qui veulent initier leur garçon à la planche à pagaie, c’est de toute beauté. J’ai aussi des femmes qui veulent se remettre en forme, qui veulent sortir de leur zone de confort », renseigne Mme Vaillancourt.

Perspective

Qu’est-ce qu’elle apprécie de son sport ? « Ce qui m’a tout de suite plu de la planche à pagaie, c’est la perspective qu’on a. Une perspective qui ne ressemble à aucune autre. On est quand même beaucoup plus haut sur l’eau. Donc c’est un peu l’effet de marcher sur l’eau. Et de pouvoir accéder à des endroits où souvent on ne peut pas accéder. C’est de pouvoir aller dans le ruisseau Saint-Jean, voir les tortues, des aigrettes, des grands hérons, des carpes, des nénuphars, des centaines de libellules », exprime-t-elle. « Pour le yoga, c’est de pouvoir pratiquer dans les éléments, le vent, le soleil, l’eau. Avec des conditions météorologiques qui ne sont jamais les mêmes, c’est extraordinaire ! »

Préparatifs de départ devant SUP Shop. (Photo Michel Thibault)

Rigide ou gonflable

Une planche à pagaie se vend entre 500 et quelques milliers de dollars. Des modèles rigides et gonflables sont disponibles. La planche gonflable se transporte facilement mais elle offre moins la sensation de l’eau, selon Mélissa Vaillancourt. Elle suggère d’opter pour une version rigide si on habite près d’une rivière ou un lac.

Mélissa Vaillancourt (Photo Michel Thibault)

Son parcours

Journaliste de voyage à l’époque, Mélissa Vaillancourt a découvert la planche à pagaie en réalisant un reportage sur le sujet pour Canoë en 2011. Elle a eu la piqûre. « Ça a été immédiatement un grand, grand coup de cœur. Ç’a été pour moi une révélation », confie-t-elle. Comme elle était professeur de yoga, le propriétaire de la boutique de planche à pagaie qu’elle avait interviewé lui a proposé de faire la première formation de SUP yoga. Elle s’est lancée. « Cette formation a été extraordinaire. Tout de suite après, j’ai voulu enseigner. J’ai enseigné un peu partout », note-t-elle. Habitant à Châteauguay avec son conjoint Alexis De Gheldere et leurs trois enfants, Mélissa Vaillancourt en a eu marre de traverser le pont Mercier. « Ayant trois enfants, j’étais très occupée et, donc, c’est un peu pour me simplifier la vie que j’ai décidé de prendre le pari de donner des cours de SUP yoga à partir de chez moi. » C’est ainsi qu’elle a démarré sa propre entreprise chez elle il y a quatre ans.

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L’entreprise est située devant le ruisseau Saint-Jean connecté au lac Saint-Louis. (Photo Michel Thibault)

 

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