Un pompier blessé en se rendant sur les lieux d’un accident

Par Valérie Lessard
Un pompier blessé en se rendant sur les lieux d’un accident
La camionnette est une perte totale. (Photo : Gracieuseté)

Le véhicule d’un chef aux opérations du Service incendie de Châteauguay a été happé par un semi-remorque sur l’autoroute 30 en matinée le mercredi 3 février alors qu’il répondait à un appel d’urgence. Le chef aux opérations a été transporté à l’Hôpital Anna-Laberge à Châteauguay pour soigner des blessures et la camionnette est une perte totale, informe Patrick Desmarais, directeur des pompiers de Châteauguay.

Le service d’urgence avait été appelé à intervenir sur un accident impliquant un autobus scolaire sur l’autoroute 30 direction ouest, entre les kilomètres 41 et 44, à la hauteur de Saint-Isidore.

«Quand le chef aux opérations s’approchait de l’accident, il a ralenti pour aviser les automobilistes derrière de ralentir aussi, explique M. Desmarais.  Un semi-remorque qui arrivait derrière, lui a rentré dedans.»

L’officier a subi des lacérations à la tête et des coupures au visage. Il a obtenu son congé de l’hôpital.

Des pompiers de Châteauguay et de Mercier qui étaient sur les lieux pour répondre au premier accident ont également aidé leur collègue avant l’arrivée des paramédics.

Chaussée glacée 

À la suite de la publication de l’article, une témoin de l’accident a tenu à souligner au Soleil de Châteauguay que le semi-remorque impliqué dans la collision roulait prudemment et qu’il avait aussi actionné ses clignotants d’urgence pour aviser les automobilistes de ralentir. «Je prends la 30 tous les jours, et je vois souvent des semi-remorques nous dépasser dans la voie de gauche à tout allure même dans les tempêtes. Par contre, le chauffeur de ce semi-remorque je l’ai suivi une bonne dizaine de kilomètres, dans la voie de droite. Il allait à une vitesse sécuritaire, bien plus bas que la vitesse permise. D’ailleurs on était quelques-uns à le suivre», écrit Julie Brosseau.

Elle affirme qu’à la hauteur de l’accident, la chaussée était glacée. «J’imagine qu’il a appuyé légèrement sur les freins pour changer de voie et que cela l’a fait déraper. J’ai moi-même été incapable d’arrêter ainsi que les deux ou trois autre véhicules devant, raconte-t-elle. C’était tellement glacé que le collègue pompier qui a voulu venir en aide à son collègue  est tombé par terre au milieu de l’autoroute.»

Elle déplore que l’autoroute 30 est souvent «mal entretenue».

À lire aussi :Deuxième jour d’accidents sur l’autoroute 30

 

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