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Vandalisme religieux : le curé comprend les blessures

vendredi le 09 juillet 2021
Modifié à 15 h 25 min le 09 juillet 2021
Par Hélène Gingras

L'église Saint-Joachim a été la cible de vandales le 1er juillet. (Photo : Michel Thibault)

Le curé Clément Laffitte ne cache pas qu’il a été choqué par les méfaits qui ont été causés à l’église Saint-Joachim à Châteauguay et à ses propriétés, mais il invite les gens à «accueillir les souffrances» qu’expriment certains.

«C’est venu me chercher, c’est sûr, mais j’ai tempéré ma première réaction. Oui, c’est un crime, mais nous sommes une terre d’accueil et il faut pouvoir accueillir les blessures de ceux qui en expriment», modère-t-il en entrevue au Soleil de Châteauguay.

Dans un deuxième temps, une discussion pourrait peut-être être possible, croit-il, «pour ceux qui en sont capables».

Le curé a attendu quelques jours avant de faire nettoyer les méfaits pour donner le temps aux paroissiens et à la population d’en prendre connaissance et de réagir.

«Je ne voulais pas les cacher», dit-il.

Sujet délicat

Son église n’est pas la seule au pays à avoir été vandalisée, ajoute l’abbé Laffitte, dans la foulée de la découverte de dépouilles d’enfants autochtones hébergés dans d’anciens pensionnats religieux canadiens.

Le prêtre avoue que c’est le sujet religieux de l’heure, et qu’il est source de tensions. Les gens lui demandent fréquemment comment ils devraient réagir, à savoir s’ils doivent demander pardon, par exemple.

«Nous allons aller au bout des choses et collaborer pour que la vérité soit faite», affirme-t-il, annonçant qu’une rencontre entre les Premières nations et le pape est prévue prochainement.

Il cite aussi les efforts pour tendre vers une reconnaissance des gestes passés par la Commission de la vérité et réconciliation, qui a mis au jour il y a quelques années plus de 6000 témoignages relativement aux pensionnats autochtones.

Somme toute, la peinture qui s’apparentait à de la gouache a été assez facile à faire disparaître, dit-il.

 

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