VIDÉO-La pénurie de logements nécessite plus d’investissements du gouvernement

VIDÉO-La pénurie de logements nécessite plus d’investissements du gouvernement
Des panneaux ont été placés le week-end dernier devant les bureaux du député à Valleyfield et de l’hôtel de ville de Beauharnois ainsi qu’à d’autres endroits visibles. (Photo : Capture d'écran)

(Communiqué) Alors que la pénurie de logements locatifs s’intensifie, le Comité logement Beauharnois (CLB) interpelle le gouvernement Legault pour qu’il tienne compte des besoins criants de logements sociaux dans son prochain budget.

L’organisme demande au député Claude Reid de faire reconnaître l’urgence des besoins des locataires mal-logés qu’il représente et de défendre ses demandes d’investissements dans le logement social auprès de son gouvernement.

Au cours du week-end dernier, des panneaux portant ce message ont été placés devant les bureaux du député à Valleyfield et de l’hôtel de ville de Beauharnois ainsi qu’à d’autres endroits visibles.

Selon les données du dernier rapport sur le marché locatif de la SCHL diffusé le 28 janvier 2021, le taux d’inoccupation des logements locatifs à Beauharnois est extrêmement bas, avoisinant zéro à 0,2%. Cette rareté qui perdure fait craindre au Comité logement une détérioration de la situation déjà précaire des ménages locataires à faible et modeste revenus, alors que le loyer moyen, continue d’augmenter.

« Le loyer mensuel moyen recensé par la SCHL a d’ailleurs augmenté de 13,6 % en 1 an, c’est énorme! » souligne Sylvie Béland du Comité logement Beauharnois, rappelant que l’IPC a augmenté de 0,8% durant la même période. Elle note au passage que les rares logements disponibles sont carrément hors de prix.

Un récent rapport de la SCHL indique que le loyer mensuel moyen d’un logement inoccupé à Beauharnois et les environ est de 973 $ et que celui d’un logement construit récemment (depuis 2005) est de 1395 $.

Le Comité logement s’inquiète que dans le contexte actuel, les ménages locataires forcés de déménager ne trouvent carrément pas à se reloger. « Ce sont autant de gens qui auraient besoin d’un logement social maintenant, que ce soit un HLM, une coopérative ou un organisme sans but lucratif d’habitation, et qui doivent attendre des mois, voire des années parce que le Québec n’en finance pas suffisamment », déplore-t-elle.

« Avant même la pandémie et les hausses de loyer des dernières années, 28,7% des ménages des accaparait plus que la norme de 30% de leur revenu pour se loger, rappelle Mme Béland. Parmi ces ménages, 11.1% déboursaient plus de la moitié du revenu au loyer. Une fois le loyer payé, il ne leur reste pas grand-chose pour manger, se déplacer et habiller les enfants et cela se fait au détriment de leur santé, physique et mentale, parfois de leur sécurité. »

Malgré les besoins criants, le pourcentage de logements sociaux sur l’ensemble du parc de logement locatif stagne depuis plusieurs années, alors que le logement social assure des loyers rencontrant la capacité de payer des locataires et sont des investissements publics durables dans le temps.

Pour répondre aux besoins criants, les Comité logement demande avec le FRAPRU le financement de nouveaux logements sociaux, ce qui n’a pas fait dans les 2 derniers budgets de la CAQ. « Les besoins sont là, pour réussir à y répondre il faut planifier sur plusieurs années et arrêter de financer au compte-goutte », explique Sylvie Béland.

Son groupe réclame un grand chantier de 50 000 unités en 5 ans, dont plus de 6000 en Montérégie.

À lire aussi : Des organismes dénoncent un manque cruel de logements sociaux dans la région

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