50e de H. S. Billings : un prof de la première heure témoin de nombreux changements

Par Michel Thibault
50e de H. S. Billings : un prof de la première heure témoin de nombreux changements
Charlie Falcon (Photo Andrew Clark)

(Texte de Dan Rosenburg) Charlie Falcon a enseigné à l’école régionale de Châteauguay de 1963 à 1968 avant que l’établissement fusionne avec la nouvelle école Howard S. Billings. À Billings, il a occupé divers postes (enseignant, directeur du département d’études sociales et directeur adjoint) jusqu’à sa retraite en 1991.

Au fil de sa carrière, il a été témoin de plusieurs changements significatifs. «Implanter l’uniforme a été une chose très controversée, se rappelle-t-il lors d’une entrevue à une activité soulignant le 50e anniversaire de l’école, le 18 mai. Beaucoup de gens le voulaient et plusieurs n’en voulaient pas.»

«L’admission des élèves autochtones et catholiques à la Commission scolaire régionale protestante de la Vallée de Châteauguay a aussi constitué une étape importante dans les années 70. Beaucoup de parents catholiques ne voulaient pas que leurs enfants fréquentent une école protestante, mais je ne voyais pas de problème avec ça», fait-il part.

Selon M. Falcon, les tensions étaient grandes à l’époque entre les Autochtones et les non Autochtones. «Beaucoup d’Autochtones ne voulaient pas venir ici. Ils allaient à l’école à Lachine avant que le changement ne survienne», note-t-il. Quelques années plus tard, Kahanwake a bâti sa propre école secondaire, l’école Survival, et le nombre d’Autochtones à HSB a diminué en conséquence.

La traditionnelle cérémonie de remise de diplômes.

Remise des diplômes

Et qu’en est-il du défilé des finissants ? «Peu d’écoles anglaises ou françaises tenaient cette activité et ce n’était pas une pratique de l’école secondaire de Châteauguay non plus», observe M. Falcon.

Jadis, la cérémonie de remise des diplômes avait lieu au printemps, alors que certains élèves n’avaient pas complété leurs études secondaires ou ne les termineraient jamais. «Tout le personnel de l’école a approuvé la décision de déplacer la cérémonie en octobre», souligne le retraité de l’enseignement. Ce rendez-vous a toujours lieu à l’automne.

«Le personnel a aussi remis en question la pratique d’inviter des politiciens et des gens de l’extérieur à la remise des diplômes. Nous avons dit non, invitons plutôt des anciens de l’école à s’adresser aux élèves. Des personnes comme Cynthia Petersen, juge à  la Cour supérieure de l’Ontario, Caroline Van Vlaardingen, reporter à CTV News, Tony O’Keefe, Ironman, et Rowan Donaldson, boxeur olympique, ont notamment été recrutés pour livrer des discours inspirants», détaille Charlie Falcon.

Il a aussi fait état d’un formidable essor dans le développement des spectacles à l’école sous la direction de John Murray et Dennis Smith. La fille de M. Falcon, Lori, par exemple, a joué l’un des enfants dans «The Sound of music». Ses deux garçons ont aussi laissé leur marque à l’école. Son diplôme en poche, Larry a occupé un emploi dans l’entretien de l’établissement. «C’est dur à croire mais il a pris sa retraite en juillet à l’âge de 55 ans», confie-t-il. Son autre garçon, Loren, travaille chez CMP Solutions Mécaniques avancées à Châteauguay.

1976

«Dans les années 60 et 70, il y avait plusieurs élèves francophonies dans notre école mais le Parti québécois a mis un stop à ça après son élection en 1976. Dès lors, un enfant pouvait fréquenter l’école anglaise seulement si l’un de ses parents l’avait fait. Comme résultat, la clientèle de notre école a drastiquement chuté. De plus de 3000 inscriptions à l’école Billings, nous sommes rendus au point où c’est difficile d’en avoir 1000», a mentionné Charlie Falcon.

(Traduction Michel Thibault)

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