70 cas liés à des partys privés: la directrice de la Santé publique Montérégie est inquiète

Par Valérie Lessard
70 cas liés à des partys privés: la directrice de la Santé publique Montérégie est inquiète
La Dre Julie Loslier en compagnie du Dr Horacio Arruda, respectivement directrice de santé publique de la Montérégie et directeur national de Santé publique. (Photo : Denis Germain)

Depuis les derniers jours, 70 cas de COVID-19 ont été confirmés en Montérégie et sont reliés à des partys dans des résidences privées, révèle la directrice de la Santé publique en Montérégie Dre Julie Loslier dans une vidéo diffusée sur Facebook en après-midi le jeudi 9 juillet. Une situation qu’elle juge «très préoccupante». 

«C’est un phénomène qui monte en flèche. On est rendu autour de 70 cas liés à quelques partys seulement. Il faut comprendre que chaque fois que quelqu’un l’acquiert (le virus) et va dans un autre party en étant asymptomatique, tous les gens de ce nouveau party-là deviennent à risque», explique-t-elle. La remontée de cas en Montérégie « est vraiment liée à ce type d’événement-là». Elle rappelle qu’une personne qui reçoit un diagnostic de COVID-19 doit s’isoler. «Même si elle n’est pas très malade, elle doit rester strictement 14 jours à domicile. Je pense qu’il n’y a personne qui a envie de vivre ça actuellement en plein mois de juillet, quand il fait beau», poursuit la médecin.

La règle du 10 personnes

Dans sa vidéo, la directrice de la santé publique en Montérégie répète que la règle du 10 personnes maximum s’applique dans les milieux privés que ce soit à l’intérieur ou l’extérieur. Tout comme celle du 2 mètres. «Quand on plus jeune, on est moins inquiet des conséquences de la COVID-19. Il faut le faire pour autrui, pour nos grands-parents, pour nos parents, pour des clients si on est employé d’un commerce qui eux sont plus à risque de complication», dit-elle. Elle demande aux parents de discuter des mesures avec leurs enfants, mais aussi d’être un exemple pour eux en matière de respect des consignes sanitaires.

Dre Loslier dit ne pas vouloir encourager la dénonciation extrême, mais invite la population à alerter la police si elle est témoin de grands rassemblements. «Quand on parle d’événements qui regroupent 100 personnes dans une maison et une cour, et on en a eu récemment, ce n’est pas tolérable. Ce n’est pas acceptable. Il faut dénoncer parce qu’on voit de façon très tangible les impacts», souligne-t-elle.

Dans le cas du party à Saint-Chrysostome, qui aurait réuni au moins une soixantaine de personnes, la Sûreté du Québec a confirmé au Soleil de Châteauguay qu’elle avait reçu un appel le 28 juin concernant une plainte de bruit et de rassemblement. La police ne s’était pas présentée sur le champ, car elle répondait à des appels d’urgence, a indiqué la porte-parole de la SQ Ingrid Asselin. Des patrouilleurs sont passés plus tard dans la nuit, mais l’événement était terminé.

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