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VIDÉO - La bloquiste Claude DeBellefeuille conserve Salaberry-Suroît

lundi le 20 septembre 2021
Modifié à 23 h 53 min le 20 septembre 2021
Par Mario Pitre

Réélue députée de Salaberry-Suroît, Claude DeBellefeuille a fait une entrée triomphale devant ses partisans réunis au café culturel La Factrie. (Photo– Eric Tremblay)

La candidate du Bloc Québécois et députée sortante Claude DeBellefeuille a remporté une victoire déterminante lors du scrutin électoral fédéral du lundi 20 septembre. 

Au moment d’aller sous presse lundi soir peu avant 23h, Mme DeBellefeuille avait été déclarée élue avec une avance de 3847 voix (47,7% des voix) après le dépouillement de 130 bureaux de scrutin de vote sur 302.

La candidate libérale Linda Gallant suivait avec 25,5% du vote, le conservateur Jean Colette avec 11,1%, Joan Gottman du NPD avec 9,1% et Nicolas Thivierge du PPC avec 4,9% du vote.

« L’élection n’a pas été facile en raison de la pandémie. Mais ce qu’on voit dans Salaberry-Suroît, c’est que les gens ont compris que le Bloc était le bon parti pour les représenter à Ottawa », a déclaré la gagnante.

 

« Je sentais que c’était bon tout au long de la campagne, poursuit-elle. Je vois ce renouvellement de mandat, un 4e pour moi, comme un cadeau. J’ai déjà reçu un appel de mon chef qui m’a redemandé d’agir comme whip et j’ai accepté. M. Blanchet m’a dit que j’étais la bonne personne dans les circonstances et qu’il avait confiance en moi », s’est réjouie la députée.

 

 

« Dans Salaberry-Suroît, je veux continuer les dossiers de la Voie maritime et du port de Valleyfield. Il y a aussi la gang du canal de Soulanges qui s’est créée et qui va avoir besoin de fonds fédéraux. Je souhaite que le gouvernement soit minoritaire. On va voir. Je pense qu’on sera le même nombre de députés au Bloc. »

Linda Gallant soulagée

Au terme d’une campagne qu’elle a mené de manière disciplinée, mais intense, la candidate libérale Linda Gallant s’est dite soulagée pour le Québec de voir que les libéraux remportaient cette 44e législature. 

« Je voyais mal les conservateurs à la tête du gouvernement. Nous aurions reculé. Énormément. En matière de pénurie d’emplois. En matière de garderies par exemple. Le 6 G$ que notre gouvernement s’est engagé à dépenser au Québec, il aidera. Il aidera les gens du comté », évalue Linda Gallant, souriante. 

Quant à l’environnement elle jure n’avoir jamais vu un gouvernement autant investir. « Je me répète, mais c’est un soulagement incroyable. C’est bon pour le Québec. C’est bon pour le Canada », lance la candidate entourée de ses partisans et bénévoles fidèles. 

 


Heureuse d’avoir vécu cette campagne qui lui a permis de visiter les électeurs de la quelque cinquantaine de municipalités de la circonscription, Linda Gallant explique l’avoir fait de manière disciplinée. 

« C’était de grosses journées. Je me levais à 6h et je partais. Nous avons vu énormément de gens. Mais chaque soir, je me couchais tôt. À 21h30 ou 22h, maximum j’étais couchée. Il le fallait pour arriver au bout de cette campagne », affirme celle qui a vu filer celle-ci rapidement. 

Malgré la défaite, l’entrepreneure se réjouit d’avoir pu se faire connaître et de chauffer la course entre elle et Claude DeBellefeuille, si rivale bloquiste.

« Je ne suis pas amère. Quand tu te présentes en politique, tu dois aussi apprendre à perdre. Mais j’ai eu 36 jours pour me faire connaître par les électeurs et ça s’annonce bien pour une prochaine fois », indique celle qui, ainsi, annonce qu’elle briguera à nouveau les suffrages dans une prochaine course. 

« Il y a plein de choses à faire et je sens que nous avons touché des gens. Je suis une femme de défis et je n’abandonnerai pas facilement », conclut celle qui apprenait en fin de soirée que son parti dirigera le pays de manière minoritaire pour les prochaines années.  

(Avec la collaboration d'Eric Tremblay et Yanick Michaud)

 

 

 

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