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La planchiste Elizabeth Hosking rêve d’une médaille olympique

mercredi le 12 janvier 2022
Modifié à 14 h 39 min le 12 janvier 2022
Par Michel Hersir

mhersir@gravitemedia.com

Elizabeth Hosking et son entraîneur Brian Smith devant la demi-lune à Copper Mountain, au Colorado (Photo : Gracieuseté – Apexx Équipes Sportives)

Elizabeth Hosking ne pouvait demander mieux pour amorcer son année olympique. À la première épreuve de la Coupe du monde de la saison en demi-lune, elle a obtenu son meilleur résultat en carrière avec une quatrième place, le 12 décembre. Pour celle qui vise le podium au plus prestigieux événement de son sport, l’objectif est de plus en plus réaliste.

Cette quatrième place obtenue à Copper Mountain, au Colorado, est tout sauf amère pour la jeune planchiste de 20 ans.

«Depuis que j’y participe à cette épreuve, je rate la finale, je tombe en qualifications; il y a toujours quelque chose, raconte Elizabeth au Courrier du Sud. Alors, pour une première Coupe de la saison, à cette Coupe-là en particulier, que j’atteigne la finale et réussisse mon meilleur résultat, je suis super contente.»

Elle est contente également parce qu’elle amorce l’année olympique du bon pied.

«En planche, ce sera le dernier événement de notre saison, alors les Jeux, c’est vraiment gros!»

–Elizabeth Hosking, planchiste

En février prochain, elle sera de ses deuxièmes Jeux, alors qu’elle avait obtenu une 19e place à PyeongChang en 2018 à l’âge de 16 ans. Son rêve de participer à l’événement étant maintenant atteint, c’est un autre rêve qu’elle chérit, qui illumine ses yeux lorsqu’elle en parle.

«Quand je vois les gens à leur cérémonie de médailles, c’est vraiment ça que je veux vivre, alors je vais aux prochains Jeux avec cet objectif-là», révèle-t-elle.

L’expérience de sa première participation lui sera d’ailleurs d’une grande utilité.

«Elle sera bénéfique dans tout!, soutient-elle. Je sais comment ça marche, je serai moins "Ô mon Dieu, tout est super cool!". Je serai plus relaxe par rapport à l’ampleur de l’événement. La dernière fois, j’avais maximum cinq compétitions internationales dans le corps. Pour tout ça, je serai un peu plus prête.»

L’entraînement en Autriche a l’avantage d’offrir de magnifiques paysages. (Photo : Gracieuseté – Apexx Équipes Sportives)

Du ski à la planche

C’est sur la neige des Monts Saint-Bruno et Bromont qu’Elizabeth Hosking a descendu ses premières pistes. Son intérêt pour la planche à neige s’est matérialisé vers l’âge de 6 ans, lorsque sa famille a acheté un chalet dans les Laurentides pour se rapprocher des montagnes.

Si la native de Longueuil a d’abord chaussé les bottes de ski, la planche à neige s’est rapidement imposée comme sa favorite.

«Un hiver, mes parents ont loué une planche et une paire de ski, mais j’ai peut-être utilisé les skis deux fois durant toute la saison!» raconte en riant l’athlète.

Depuis, elle se démarque sur les pistes.

Dès l’âge de 9 ans, elle est recrutée par Brian Smith, qui est toujours son entraîneur aujourd’hui. À 15 ans, elle participe à ses premiers Championnats du monde, au cours desquels elle obtient le meilleur résultat du Canada, hommes et femmes confondus.

«Tout le monde a réalisé à ce moment-là que j’avais autant ma place aux Jeux que le reste de l’équipe», dit-elle.

Sa carrière professionnelle était ainsi lancée et elle est aujourd’hui une régulière parmi les meilleures planchistes de la planète.

Elizabeth Hosking est prête avant sa descente à Copper Mountain. (Photo : Gracieuseté – Apexx Équipes Sportives)

Réaliser qu’on est aux Jeux en pleine descente

Peu d’athlètes peuvent se vanter d’avoir participé aux Jeux olympiques à l’âge de 16 ans. Pour Elizabeth Hosking, qui était la plus jeune athlète de la délégation canadienne, la compétition en soi était similaire aux autres.

«Ça reste les mêmes filles que je côtoie sur le circuit. Alors, quand j’ai commencé ma descente, je ne me sentais pas différente. C’est vraiment au milieu de ma descente que j’ai réalisé : "Oh, je suis aux Jeux olympiques!" Ça m’a mis un gros sourire au visage.»

«C’est plus tout ce qui te fait sentir unique. Dans le village, le Canada a sa propre bâtisse, les États-Unis aussi, tous les athlètes sont habillés pareils. De voir régulièrement les meilleurs athlètes dans le village, c’était vraiment ça qui était plus Wow!»

Horaire de la demi-lune

Selon le site des Jeux olympiques de Pékin, Elizabeth devrait être en action les 9 et 10 février. Les qualifications en demi-lune pour les femmes seraient à 9h30, heure locale, le 9 février. Puis, la finale est prévue à la même heure le lendemain.

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