Arrestation à Mercier pour menaces de mort : toujours pas d’accusation

Par Patricia Blackburn
Arrestation à Mercier pour menaces de mort : toujours pas d’accusation
L'homme a été arrêté après une visite au A et W de Mercier.

Il n’y a toujours pas d’accusations portées contre un individu qui aurait proféré des menaces de mort envers les policiers et les employés du restaurant A&W de Mercier, le 7 août. L’entreprise A&W dit collaborer avec les autorités policières, mais refuse de commenter la situation.

L’homme en question a été arrêté par les policiers de Mercier après son départ du restaurant, à bord de son véhicule alors qu’il circulait sur le boulevard Saint-Jean-Baptiste, à l’angle de la rue Loiselle. «Plusieurs policiers ont été déployés pour garantir la sécurité de tous, vu le niveau de risques de l’intervention», avait précisé Vincent Lanctôt, porte-parole de la municipalité, peu après les événements, pour expliquer la présence de plusieurs véhicules de police et le fait que les agents ont dégainé leur arme pour procéder à l’interception du suspect. «Le dossier est présentement entre les mains du procureur. Et aucune accusation n’a donc été confirmée pour le moment» a spécifié M. Lanctôt, le 22 août.

La publication Facebook qui dénonce le restaurant.

Publication Facebook

Une publication Facebook partagée quelques jours après les événements du 7 août fait aussi partie des éléments d’enquête des policiers. Le message, qui contredit d’abord la première version des faits, encourage ensuite les internautes à partager en grand nombre, pour donner «une leçon de service à la clientèle à ce propriétaire», y lit-on.

Les propriétaires du restaurant franchisé A&W de Mercier ont refusé de commenter la situation et n’ont pas voulu dire s’ils envisageaient des recours en justice pour diffamation contre l’auteur de ce message. Message qu’ils ont toutefois qualifié de «campagne de salissage». Ils ont référé le Journal à la maison mère de A&W, située à Vancouver.

Celle-ci, par l’intermédiaire d’une agence de relations publiques, a dit qu’elle collaborait présentement avec les autorités policières, en spécifiant que la publication Facebook faisait «partie des éléments englobés dans le dossier judiciaire». «Notre priorité est de garantir la sécurité de nos employés et de nos clients, et nous déplorons cet incident» a fait part Geneviève Cormier, de l’agence Massy Forget Langlois, pour le compte de l’entreprise A&W, le 22 août.

 

 

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