COVID-19

AstraZeneca : Santé Canada met en garde sur des effets secondaires possibles

dimanche le 18 avril 2021
Modifié à 15 h 18 min le 15 avril 2021
Par Hélène Gingras
Malgré le maintien du vaccin, l’étiquette et les mises en garde dans les renseignements sur le produit seront mises à jour pour alerter sur les symptômes et indiquer à quel moment on peut obtenir rapidement des soins médicaux après la vaccination. Un examen «indépendant et approfondi» des données scientifiques actuellement accessibles a permis de conclure que les «très rares» cas de caillots de sanguins associés à un faible taux de plaquettes sanguines peuvent être liés à l’administration du vaccin d’AstraZeneca et de COVISHIELD. Plusieurs autres organismes de réglementation sont parvenus à la même conclusion, mais ils n’ont pas suspendu l’utilisation du vaccin toujours en examen. À la lumière des données accessibles provenant de l’Europe et du Royaume-Uni, aucun facteur de risque n’a été cerné. Medicines and Healthcare products Regulatory Agency du Royaume-Uni a estimé que le risque d’apparition des caillots sanguins est d’environ quatre sujets sur un million de personnes vaccinées. Le risque que surviennent des événements malheureux est très faible et les avantages du vaccin dans la protection contre la COVID‑19 l’emportent sur ses inconvénients potentiels, selon les conclusions du ministère fédéral.
«Par conséquent, Santé Canada ne limite pas, pour le moment, l’utilisation du vaccin pour certaines populations», selon un communiqué.
Mesures préventives  «Le Comité consultatif national de l’immunisation (CCNI) examine également les données accessibles en vue de déterminer s’il y a lieu ou non de modifier sa recommandation de ne pas administrer le vaccin aux personnes de moins de 55 ans», peut-on lire. La ministre de la santé Patty Hajdu a annoncé la création d’une réserve de médicaments essentiels au traitement des symptômes de la COVID‑19, en vue de prévoir «un filet de sécurité supplémentaire». Une douzaine de médicaments ont été sélectionnés pour une quantité suffisante de trois mois, parmi ceux que les hôpitaux utilisent généralement pour traiter les patients gravement atteints de la COVID‑19 et qui pourraient venir à manquer. La sélection est basée sur l’expérience du Canada concernant la pandémie jusqu’à ce jour; les analyses des informations ainsi que les discussions avec les provinces et les experts en soins intensifs. Santé Canada a estimé que la réserve ne nuirait pas à l’approvisionnement normal en médicaments du Canada, car il s’agit de médicaments supplémentaires qui ne sont pas déjà destinés au marché canadien.

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