Chronique de Claude Poirier : L’UPAC a des comptes à rendre

Chronique de Claude Poirier : L’UPAC a des comptes à rendre
(Photo : Denis Germain)

Il y a quelque temps, des rumeurs ont circulé à l’effet qu’il n’y aurait pas d’accusations contre des hauts placés au gouvernement libéral, Jean Charest et Marc Bibeau, à la suite d’une enquête sur la corruption qui a duré cinq ans. L’histoire veut qu’on n’ait pas assez de preuves. Comment peut-on accepter ça?

L’UPAC, c’est un organisme payé avec les taxes des contribuables. Elle nous coûte des millions de dollars. Comment se fait-il que pendant cinq ans, des policiers ont travaillé, assistés de procureurs de la Couronne et du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), et qu’on est venu à la conclusion qu’il manque de preuves? De plus, Robert Lafrenière a quitté ses fonctions à la tête de l’UPAC. Il ne s’est jamais expliqué. Pourtant, il avait dit en commission parlementaire: «On va aller au fond des choses».

Des gens ont été appelés à venir témoigner à la Commission Charbonneau. Y a-t-il quelqu’un qui dormait au gaz? Celle qui est ministre de la Justice, Sonia Lebel, en était la procureure-chef, elle a été très prudente pour ne pas nuire aux enquêtes, mais elle sait ce qui s’est passé. Elle devrait dire au public payeur de taxes pourquoi il n’y a pas eu d’accusations.

Le pouvoir politique n’a pas à se mêler du pouvoir judiciaire ou des enquêtes policières, mais je pense qu’au ministère de la Justice, on devrait forcer le DPCP à s’expliquer. Ce n’est pas de s’ingérer dans les enquêtes et le processus. J’ai parlé à d’anciens policiers qui ont travaillé à l’UPAC; ce sont des policiers frustrés parce qu’ils ont eu des bâtons dans les roues. C’est très inquiétant. On en vient à la conclusion qu’il n’y a pas de preuves et  ça s’arrête là? On n’est pas des caves!

En terminant, on a appris que l’UPAC se serait servie d’un média pour faire couler de l’information. Est-ce qu’on peut accepter ça? Je pense que non. J’ai connu une époque, entre les années 1970 à 1990, pendant laquelle la police voulait se servir des médias pour faire avancer les enquêtes. À deux reprises, je suis tombé dans le panneau: on se servait de moi pour pouvoir aller chercher de l’information via de l’écoute électronique. C’est inacceptable. On ne peut pas demander aux médias d’être au service de la police.

10-4!

(Propos recueillis par Gravité Média)

Partager cet article

1
Laisser un commentaire

avatar
1 Comment threads
0 Thread replies
0 Followers
 
Most reacted comment
Hottest comment thread
1 Comment authors
Robert Gelinas Recent comment authors
  S'inscrire  
plus récent plus ancien most voted
Notifier de
Robert Gelinas
Guest
Robert Gelinas

C’est aberrant, c’est frustrant, c’est évident ….toutes les institutions gouvernementales furent corrompues par les 15 années du PLCUL, cette organisation criminelle ayant réussi à rendre la justice d’une imbécilité honteuse avec l’arrêt Jordan , imaginez, l’incompétence de ces corrompus récompensés par un imbécile de juge avec une autre façon de faire libérer des bandits comme eux, des crottés, des criminels voire même des meurtriers…..faut être rendu bas, pas à peu près….et vous voulez que le peuple croit en cette société de droits…🤔🤔