Couvre-feu pour freiner les récalcitrants qui se rassemblent

Par Yanick Michaud
Couvre-feu pour freiner les récalcitrants qui se rassemblent
« On sait que les règles sont agaçantes, mais on a de l’espoir avec l’arrivée du vaccin. Les règles visent les récalcitrants, parce que la majorité des Québécois respecte les règles », mentionne Geneviève Guilbault au sujet du couvre-feu. (Photo : Capture d'écran)

Pour la majorité de Québécois qui respecte déjà les recommandations du gouvernement et les règles du confinement, le couvre-feu ne changera pas grand-chose.

« Il y a toutefois une minorité qui continue de se rassembler. Ce sera plus difficile pour eux avec cette interdiction », lance la vice-première ministre Geneviève Guilbault. Celle qui est aussi ministre de la Sécurité publique a tracé les grandes lignes du couvre-feu national annoncé la veille par son chef François Legault.

Le couvre-feu sera en vigueur dès ce samedi 9 janvier. Entre 20 heures et 5 heures du matin, il sera interdit à quiconque de se trouver hors de son lieu de résidence ou du terrain de celle-ci, hormis dans le cas d’exceptions.

Une surveillance de la part des policiers

Toutefois, pas question de pincer les gens, juste pour le plaisir. Les policiers feront preuve de jugement et de discernement, dit la ministre. « Les policiers font un travail remarquable et soutenu. Ils sont au front depuis les dix derniers mois et des alliés essentiels à la lutte. Après tout, leur premier devoir est de protéger la population. Les citoyens », explique-t-elle.

Il sera cependant possible pour les agents de la paix de donner des constats d’infractions à ceux qui ne respecteront pas le couvre-feu. « Tous ceux qui ne seront pas chez eux entre 20 h et 5 h, pourra se voir remettre un constat de 1000 $ à 6000 $, selon les cas. Les constats sont ce qui se rapproche le plus d’une contravention. Et ils seront pleinement opérationnels dès samedi 20 h », indique Geneviève Guilbault, rappelant que le gros bon sens commande des exceptions.

Des exceptions

Les gens dont le travail est essentiel, qui font du transport de marchandises, ou qui vont chercher des médicaments à la pharmacie, pourront évidemment se trouver en transit. « Il y aura des occasions où les gens auront le droit de circuler. Ça prendra de bonnes raisons. Mais la personne devra faire la démonstration de la légitimité de son déplacement. C’est sa responsabilité », avise celle qui invite les employeurs, par exemple, à fournir des papiers officiels à leurs employés.

La liste des exceptions est disponible sur le site quebec.ca. « On peut la consulter, mais se dire que le message est clair. On reste chez soi. On s’attaque à un fléau qui perdure, les rassemblements privés. Ça achève. Le vaccin est arrivé. On voit le bout du tunnel et il y a une belle étape de franchie. La bataille n’est pas gagnée, mais avec le vaccin, on a un espoir concret », conclut-elle.

Par ailleurs, elle a rappelé qu’en tout temps, une victime de violence conjugale peut quitter un milieu de vie malsain. Que ce soit pour elle-même, en tant que victime, ou avec ses enfants.

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