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Des objets du passé déterrés à l’île Saint-Bernard

mercredi le 03 août 2016
Modifié à 0 h 00 min le 03 août 2016
Par Valérie Gagnon

L’école de fouille archéologique de l’Université de Montréal était installée à l’île Saint-Bernard pour une deuxième année. Les apprentis archéologues ont dépoussiéré des reliques enterrées depuis l’époque de la préhistoire et du 18e siècle.

Pendant tout le mois de juillet, l’équipe de chercheurs constituée de 18 étudiants, dirigée par le professeur, Adrian L. Burke a trouvé des pistes qui permettent d’interpréter le mode de vie des peuples anciens. Le groupe est installé devant l’ancien manoir des Sœurs Grises et la Villa Marguerite «Le but de faire les fouilles ici est de trouver le poste de traite de Charles LeMoyne, indique le professeur. Ce n’est pas toujours clair dans les écrits. Nous pouvons interpréter certaines choses avec l’archéologie», relate-t-il. Une rareté trouvée sur le site; presque tous les morceaux d’un pot de terre cuite de la préhistoire.

La fondation d’un mur d’un ancien bâtiment a été découverte sous la surface du sol. «Est-ce que c’est un bâtiment de Zacharie Robutel de La Noue?», questionne le spécialiste. Les bâtisses construites à l’ère de cette personnalité historique seraient apparemment plus solides, selon l’interprétation de l’archéologue du département d’anthropologie de l’Université de Montréal. Même si le questionnement est omniprésent dans la tête du chercheur, Andrian L. Burke peut confirmer qu’il s’agit d’un des bâtiments construits par Zacharie Robutel de La Noue suite à son achat de la seigneurie de Châteauguay des héritiers de Charles LeMoyne, en 1706.

Pour voir les traces du temps

Dans le cadre des fêtes de la Seigneurie de Châteauguay qui se tenaient les 30 et 31 juillet, Dr Adrian Burke et Dre Geneviève Treyvaud ont partagé leurs observations au public sous la formule d’une conférence, dimanche, au Pavillon de l’île.  Les artéfacts trouvés dans le cadre des fouilles de l’an passé sont exposés au Pavillon de l’île et à l’entrée du Manoir d’Youville, jusqu’au 30 septembre.

Des signes du temps

-Sceaux en plomb pour les ballots de fourrure

-Une carapace de tortue

-Un médaillon religieux

-Un vase de terre cuite de l’époque amérindienne

-Des noix carbonisées (probablement du noyer cendré) associées à un foyer amérindien -De la poterie iroquoienne du 13e siècle.

-Une penture en fer forgé qui allait sur une porte de l’ancien manoir de la seigneurie datant du 18e siècle

-Pierres à fusil faites en silex blond, ceux trouvé sont de type française et produite entre 1675 et 1880. Elles étaient fabriquées en série; un bon tailleur pouvait en produire plus de 500 en une journée, selon l’archéologue.

 

En août, c’est l’archéologie

Dans le cadre du mois de l’archéologie en août, le Musée québécois d’archéologie de la Pointe-du-Buisson propose des activités sur réservations, du mercredi au dimanche, du 3 au 31 août, accompagnées des archéologues du site. Il est aussi possible de participer au continuum de recherche du musée.

Au Musée d’archéologie de Roussillon, les intéressés peuvent visiter l’exposition TRACES – Portraits de Roussillon et l’exposition permanente, Carrefour archéo.

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