Actualités

VIDÉO - Deux sœurs de La Prairie en Afrique du Sud pour sauver des guépards

vendredi le 24 septembre 2021
Modifié à 16 h 22 min le 24 septembre 2021
Par Audrey Leduc-Brodeur

Arantxa et Camila Jaen ont fait des tests auprès de Jordan le guépard. (Photo gracieuseté)

Arantxa et Camila Jaen ont participé à la protection d’une douzaine de guépards dans une réserve d’Afrique du Sud, du 3 au 23 août. Ces deux amoureuses des animaux ont réalisé un rêve qu’elles aimeraient répéter avec l’ensemble de la faune africaine, confient-elles.  

 

 

Avant de partir, les deux sœurs de La Prairie ont effectué des recherches à propos des organisations dans ce pays. La Running Wild Conservation leur est apparue comme la plus compétente et sécuritaire de toutes. Certains organismes servent plutôt de façade à la pratique du braconnage, expliquent-elles.

«On a discuté avec des personnes ayant déjà fait du bénévolat là-bas. Elles nous ont rassurées sur leurs intentions et sur la sécurité du séjour», font savoir celles qui voyageaient seules pour la première fois.

Sur place, Camila, 25 ans, et Arantxa, 23 ans, ont nettoyé les enclos, préparé la nourriture et fabriqué des jouets avec des matériaux. Cette série de petits gestes est essentielle à la réintroduction des félins dans des milieux naturels protégés, l’objectif ultime de l’organisme de conservation, soulignent-elles. 

«Les jouets leur permettent de pratiquer leur instinct de chasse qu’ils ont un peu perdu, puisqu’ils proviennent de zoo ou qu’ils sont nés en captivité», fait savoir Arantxa Jaen.

Pandémie

Le voyage, dont le départ était prévu en 2020, a pourtant failli tomber à l’eau. Les billets d’avion étaient achetés, le séjour de trois semaines, réservé, et les valises, complétées. La COVID-19 a reporté le décollage en 2021. Toutefois, ni la pandémie ni même l’hésitation de leurs parents n’ont pu les freiner.

«On ne leur a pas laissé le choix!, révèlent les deux sœurs de La Prairie dans un éclat de rire. Nos parents nous ont dit que ça passait mieux parce que ce sont des chats, de très gros chats évidemment, mais la prochaine fois, ce seront probablement des rhinocéros ou des éléphants. On a eu la piqûre!»

Projet scolaire

En entrevue, la complicité des deux sœurs d’origine péruvienne est évidente. Elles complètent les phrases de l’autre, font les mêmes blagues et dégagent une énergie contagieuse. Pas surprenant qu’elles se soient inscrites dans le même programme d’études, pourtant peu connu, à la Technique de bioécologie du Cégep de Saint-Laurent à Montréal.

«On adore les animaux!, lancent-elles en mettant l’accent sur le mot adore. On souhaite être soigneuses animalières et on regarde beaucoup de documentaires à ce sujet.»

Leur expérience en Afrique du Sud a été jumelée à un cours où un projet de recherche était demandé. Alors que la plupart des étudiants exploraient des parcs dans la région de Montréal, le duo entendait des félins grogner la nuit à proximité du bungalow où il était hébergé.

«C’était invraisemblable! Voir un guépard de proche, c’est surprenant, disons! C’est fascinant de les voir à la télé, mais en personne, c’est wow! Ils sont majestueux», s’exclament-elles.

Le retour au Québec a toutefois été brutal. À peine remises de leurs émotions, les yeux encore brillants, elles ont assisté à leur premier cours… le lendemain!

«On ne voulait pas revenir. On était prêtes à rester là, à vivre avec les guépards et les autres animaux», confient-elles sur un ton faussement dramatique.

«Ce n’est que partie remise, puisque nous étudions déjà la possibilité d’y retourner bientôt», enchainent ces alliées de la faune.

«Tu ne vas pas là pour faire du tourisme. Ce sont des tâches exigeantes qui doivent être effectuées par amour pour les animaux.» -Camila et Arantxa Jaen

Pas toujours une partie de plaisir

Arantxa et Camila Jaen mettent en garde les personnes qui voudraient suivre leurs traces. La participation à la protection des animaux en milieu protégé n’est pas une occasion de faire du tourisme.

«Il faut être conscient que tu es là pour effectuer plusieurs tâches, parfois sous une grande chaleur, pour les animaux et pas juste les flatter, par exemple», explique l’aînée à propos de fausses idées.  

Les deux sœurs ont profité néanmoins de quelques périodes libres pour visiter un sanctuaire de singes rescapés, faire un safari dans une réserve naturelle et acheter des souvenirs en ville. Toutes deux n’ont pas un souvenir marquant particulier, car elles affirment avoir apprécié chaque journée à parts égales.

Arantxa Jaen joue avec Jasmin. (Photo gracieuseté)

 

 

 

 

Connectez-vous afin de pouvoir ajouter des commentaires

Connectez-vous